vendredi 20 avril 2007

Vacances (4/4) : Valles Calchaquies (6-16.04.2007)

Et voilà la partie 4/4 pour les impatients, ce qui boucle ce petit carnet de voyage de mes vacances en Argentine. Le vendredi et samedi, après une nuit à Salta, Maitane et moi sommes reparties pour deux jours d’excursion, cette fois-ci en faisant une boucle vers le sud. Les paysages sont différents, beaucoup plus verdoyants et moins hauts en altitude. Mais tout aussi colorés et magnifiques.
Le guide a changé, Paulo, et deux porteñas nous accompagnent : Natalia et Valeria.


Nous nous arrêtons d’abord à Chicoana, petit pueblo, le dernier de la région à avoir gardé les portes à l’entrée de la place centrale. Ces portes en bois permettaient d’empêcher le bétail d’entrer sur la place lorsqu’il traversait la ville.
Puis nous avons parcouru la Valle Encantado qui recèle elle aussi de vrais trésors. D’abord nous avons suivi la Quebrada del Escoipe…













…pour arriver à la Cuesta del Obispo à 3500m, d’où la vue sur la vallée est superbe.













De là, on entre dans le Parque Nacional de los Cardones où nous avons fait une petite randonnée pour apprécier de plus près les paysages. Hum, ça sentait bon la verdure, l’air pur ; au loin on entendait les cloches des biquettes ; le soleil tapait fort ; ça faisait du bien de se dégourdir les jambes après tant d’heures passées dans la voiture (parce que durant ces 4 jours d’excursion qui nous font aller d’un extrême à l’autre de la région, on parcourait chaque jour 600km de 7h à 21h. Donc les pauses étaient les bienvenues).


Nous avons repris la route en empruntant la Recta del Tin-Tin, l’une de ces routes rectilignes qui nous donnent l’impression de ne jamais arriver. Selon la légende, elle aurait été tracée en une nuit par les autochtones. Un peu monotone j’avoue : heureusement que les paysages sont splendides !

Enfin Cachi qui signifie « sel » en quechua. Il faisait une chaleur de fou, mais la ville est super mignonne. Son église blanche et son musée archéologique.














Arrive ensuite la partie la plus difficile du voyage puisque ce sont 170 km à 40km/h sur un chemin de cailloux. Mais quelles découvertes ! On passe de villages en villages : des maisons de terre séchée, de couleur rose.

Mais ce rose cache des lieux de vie pauvres, sans eau ni électricité, où les bêtes vivent avec les Hommes -ou l’inverse-, où les enfants marchent 4 à 8 heures une fois par semaine pour rejoindre l’unique école qui existe entre chaque grande localité. Ce rose cache aussi une autre réalité de vie : ce sont des gens qui vivent en totale autonomie, çàd du peu qu’ils élèvent et qu’ils cultivent, loin du stress et des préoccupations futiles puisque méconnaissant tout de notre modernité (le seul aspect qu’ils doivent en connaître sont les jeeps de touristes qu’ils voient passer régulièrement). Ca fait souvent mal au cœur de voir tant de pauvreté, de misère ; mais en même temps, à la vue des sourires arborés par les enfants qui semblent malgré tout heureux, ça nous donne une belle leçon de vie et ça nous empêche de nous apitoyer sur leur sort, car ils n’ont certainement pas besoin de notre pitié. Après nous être arrêtés dans la maison d’un artisan de ponchos et tejidos, on a vite compris que les ptits bouts de 4 ans sont bien plus débrouillards et inventifs que les nôtres : ils savent déjà utiliser le métier à tisser, ils nourrissent les bêtes, ils s’occupent de leurs frères et sœurs…
De là est venu le débat entre le guide et nous les occidentales : ces enfants qui travaillent dès tout petit mais qui apprennent l’autonomie ont-ils une « meilleure » vie que les enfants occidentaux qui ont droit à une enfance insouciante ? La question reste ouverte et dépend du point de vue…














Nous sommes passés par Seclanta : remarquez les fleurs de papier dans le cimetière.














Nous arriverons à Cafayate dans la nuit. Le lendemain, dure matinée car après le petit-déjeuner, direction deux bodegas, l’une moderne et l’autre traditionnelle, où à 10h du matin nous dégustions les vins de la région, de cépages français d’ailleurs (Cabernet Sauvignon)

Nous reprenons la route et nous nous engageons dans la Quebrada de las Conchas qui nous laisse d’abord découvrir une série des dunes de sables blanc, au beau milieu d’un paysage aux allures de désert. Etonnant, mais l’explication est la même que la petite histoire du ¾ (il était une fois, les plaques marines se sont soulevées et ont formé des montagnes qui gardent donc des sédiments sous marins).

La route s’appelle El Colorado du fait des couleurs terracota des montagnes. Souvent, ces somptueuses formes géologiques ont été travaillées par le vent et la pluie. Et c’est vrai que c’est très friable. Le guide nous a même dit que quand des nuages se forment au-dessus de ces merveilles de terre, on tire des missiles pour que la pluie tombe en fine goutellettes... J'y crois pas trop moi : j'pense pas que quand un avion traverse un nuage ça fasse pleuvoir, alors pourquoi un missile aurait cette faculté ? Alors si qq'un s'y connaît en météorologie, laissez-moi un commentaire d'explication por favor!

Ici, ce qu’on appelle l’amphithéâtre :



















Puis la Garganta del Diablo (grotte du diable), d’où serait né le monde :
Après la visite très active (comme on le voit sur la photo!!) du centre artisanal d’Alemania…
…on a fini le voyage par Cabra Corral, un lieu touristique où le lac est purement artificiel grâce à la construction du 2° plus grand barrage d’Argentine.

jeudi 19 avril 2007

Vacances (3/4) : el circuito Andino (6-16.04.2007)

Ici commence "l'exposé" de ma première excursion de 2 jours. Autant dire par avance que le choix des photos a été laborieux tant elles sont toutes splendides (je sais, je sais, je suis une photographe extraordinairement douée, et comme j'apparais sur beaucoup ça augmente la valeur ajoutée!)

DONC...Le mercredi et jeudi, nous sommes parties en excursion avec un guide, Juanjo et deux autres chicos le premier jour (Emanuel : israëlien, et Fernando: porteño çàd de BA) et deux autres chicas le second jour (Patricia : allemande, et Marisel : argentine). Nous avons fait une boucle dans le nord de la région de Salta.

Partis à 7h du matin de Salta par la route n°51, nous sommes d’abord passés par la localité de Campo Quijano, mieux connue sous le nom de « Portal de los Andes » (Porte vers les Andes) : c’est le village où se réunissaient les travailleurs à l’époque de la construction du ferrocarril (chemin de fer).
Nous avons suivi en jeep le chemin du Tren a las nubes (Train vers les nuages) : train touristique qui servait autrefois à ramener les minerais depuis San Antonio de los Cobres situé dans la Cordillèreà 4000m, jusque dans la vallée. Le circuit compte 29 ponts, 21 tunnels et 13 viaducs (non j'ai pas compté, j'ai juste une bonne mémoire...!). Ce train n’est plus en service depuis deux ans par manque d’entretien technique mais une compagnie étrangère devrait le réhabiliter d’ici la fin de l’année. On dit que la construction du ferrocarril a engendré « le plus grand massacre sans guerre » : plus de 3000 ouvriers seraient morts entre 1921 et 1948, d’où la présence de nombreux cimetières au-bas des viaducs.

Ce trajet emprunte la Quebrada del Toro (brèche du taureau) et l’on roule soit dans le lit de la rivière, soit à flanc de montagne. C’est un paysage coloré et majestueux qui s’offre à nous pendant 5 heures de voyage dans l’ascencion à la Puna (vaste étendue aride à 4000m d’altitude).


On s’est arrêtés visiter les ruines pré-incas de Santa Rosa de Tastil, l’un des principaux centres de vie sudaméricains à cette époque (1334-1436). Personne ne connaît la raison de l’extinction de ce peuple. Ce sont aussi les ruines de seconde importance après celles du Machu Pichu au Pérou.

Ca, c'était un pari avec Juanjo : embrasser un cactus sans crier (mais il m'a jamais donné mes 50$...)

Et là, c'est Maitane et moi avec en fond les ruines (elles sont pas bien hautes je sais, on se contente de peu quand un tel site est si vieux mais si mal protégé contre les dégradations des touristes)

Le chemin nous amène à 4080m où une ‘photo-record’ s’impose ! Mais pour arriver jusque là, notre guide roulait à 30km/h afin que notre corps s’habitue lentement à l’altitude. C’est bizarre, on ressent comme une soudaine grosse fatigue et l’un des chico a ressenti une douleur dans la nuque et commençait à piquer du nez.

Le guide, pour éviter ce mal d’altitude, chiquait des feuilles de coca. J’ai testé pour le fun : ça n’a pas vraiment de goût, et contrairement à ce qu’on croit il ne faut pas le mâcher mais seulement garder la boule de feuilles entre la joue et les dents et laisser se diffuser la coca dans sa salive. Pour minimiser le goût amère, on applique régulièrement un peu de bicarbonate de soude dans la bouche. Sachez que l’on ne ressent aucun effet similaire à celui produit par la cocaïne puisque pour produire 1g de cocaïne il faut 300g de feuilles de coca…et qu’un sachet de 30g de feuilles de coca (sachet qui se vend légalement partout) contient au moins 20 à 30 « unités » de chique.

San Antonio de los Cobres, lieu de notre déjeuner, n’a rien d’extraordinaire et est même plutôt sans intérêt. Mais c’est la seule ville dans cette immensité de paysages arides, alors c’est un passage obligé ! Située à 3775m et aujourd’hui ville pauvre, elle a été le lieu d’exploitation principale des minerais de la région (d’où son nom : cobre = cuivre). Elle vit actuellement des touristes et de son artisanat principalement basé sur les tissus en laine de lama.

Le chemin continue dans la Puna où l’on a la chance de passer à quelques mètres d’animaux extraordinaires pour nous français. Entre autre, et parmi les plus typiques :
_ le lama

_ la vicuña, espèce aujourd’hui protégée mais de la même famille que le lama, les chameaux, les dromadaires...

La route n°40 nous conduit jusqu’aux Salinas Grandes : le clou du voyage car le plus inattendu et le plus impressionnant ! Ces salines situées à plus de 4000m d’altitude auraient pour origine le fond des mers : il était une fois il y a bien lgtps, les plaques marines se sont confrontées et se sont soulevées, ce qui a fait émergé de hautes montagnes comme la Cordillère des Andes. Bref, ce lieu est magique car on a une étendue blanche et réverbérante à perte de vue, ça ressemble à de la neige sauf que ça goûte pas pareil !

Les hommes qui y travaillent sont couverts de la tête aux pieds pour éviter les brûlures : beaucoup d’entre eux, malgré les protections finissent aveugles. Certains taillent des sculptures de sel pour les vendre aux touristes, d’autres travaillent au ramassage du sel pour sa vente. Ce sont les petits 12% d’humidité qui permettent une évaporation rapide de l’eau.

Nouveau record d'altitude (4170m) avant d'achever ce 1er jour par la descente de 2000m en 16km par une route en lacets qui offre encore une vue incroyable.

Maitane et moi restons dormir à Purmamarca tandis que le guide rentre à Salta avec les deux chicos qui ne poursuivaient pas l’excursion du lendemain avec nous. Purmamarca est un site extraordinaire car c’est là que se trouve "el cerro de las 7 colores" : je vous laisse apprécier…

Le jeudi, le guide Juanjo nous a rejoint avec Marisel et Patricia pour aller encore plus au nord dans la région de Jujuy. Nous passons par Maímara, qui signifie en quechua « Estrella que cae » (étoile qui tombe) et par Tilcara (« Ciudad del cuero » = ville du cuir) où nous visitons d’autres ruines incas.

Nous apprenons qu’à cette époque on déformait volontairement les crânes des bébés avec des bandes serrantes comme un signe distinctif selon la « caste ».

Encore une fois, la route suit le lit de la rivière et nous offre un panorama extraordinaire sur les deux flancs de montagnes qui nous entourent, toujours avec autant de couleurs comme sorties de nulle part.

Nous nous arrêtons manger à Humahuaca que nous visitons. Toutes les Eglises de la région ont la particularité d’être faites en bois de cactus (du moins les portes et le toît) et d’avoir un autel en or.

Juanjo nous explique quelques coutumes (souvent empreintes de machisme) car les villages que nous traversons sont restés très populaires car isolés, pauvres et de petite taille.
_ Lors du carnaval de février, 1500 hommes vêtus en diable et portant un masque se présentent au centre du village devant 1500 femmes au visage découvert. Ils en choisissent chacun une pour passer les 9 jours uniquement avec elle : ce sont 9 jours de danse, chant, beuveries, nuits endiablées ininterrompus où chacun est libre (personne ne dit ce que deviennent les enfants hors mariage conçus pendant le carnaval !). Il paraît que pour les touristes c’est immanquable.
_ Immanquable également le mois d’août, mois de la célébration de la Pacha Mama (Terre-Mère des Hommes, des animaux et des plantes, l’une des plus grandes divinités andines).
_ On peut savoir la tranche d’âge à laquelle appartient une femme à la couleur de sa jupe : très colorée jusqu’à 30 ans ; couleur terracota de 30 à 50 ans ; noire ensuite.
_ Encore très souvent, quand on femme n’est pas « bonne à servir » (selon les termes utilisés par les Hommes), çàd qu’elle ne peut pas faire d’enfant, elle est « rendue » à sa famille. Si après une autre tentative avec un second homme, elle n’est toujours pas « bonne à servir », elle est exclue. Mais jamais on ne se demande si se ne sont pas les Hommes qui sont stériles… non, ça ce n’est pas possible !

Le chemin entre Iturbe et Iruya (point le plus au nord de l’excursion) ne fait que 54km, mais s’effectue en 3h !! Oui, on ne dépasse pas les 20km/h pour arpenter ce chemin de cailloux, traversant la rivière, montant jusqu’à 4000m pour redescendre à 2000m…et enfin arriver à Iruya (pour aller plus loin, c’est en cheval !).




















Le village en lui-même n’est pas une merveille en soi, mais le voyage si (6h en tout, c’est vrai que c’est quand même un peu long !). Mais j'ai plus profité avec les yeux qu'avec l'appareil photos en main (pour uen fois!)

mercredi 18 avril 2007

Vacances (2/4) : Salta (6-16.04.2007)

Mon séjour s’est poursuivi pour une semaine dans la région de Salta. Cette province est située au nord-ouest de la République Argentine et est limitrophe avec le Chili, la Bolivie et le Paraguay.
Cette région est surnommée (très justement) « Salta, la Linda » (Salta, la belle) en raison de l’impressionnante beauté de ses paysages : en effet, cette province est variée et colorée du fait qu’elle recèle de grands « trésors » tels le désert aride de la Puna, la forêt subtropicale du nord-est, ainsi que des montagnes/vallées/brèches…

Pour parvenir jusqu’à Salta capitale, il m’aura fallu 25 heures de bus depuis B.A. Normalement, ce ne sont « que » 18h, mais nous sommes partis avec 1h30 de retard (je répète que la ponctualité sur ce continent reste un concept à inventer) et nous avons été bloqués à l’entrée de Salta par un piquet de grève des professeurs (ne gagnant que 400 pesos/mois, soient seulement 100€, ils protestent depuis la rentrée pour recevoir une augmentation de leur salaire. Mais la semaine précédente dans le sud du pays, la police avait réprimé les manifestant, tuant un prof. Du coup, à Salta, les policiers ne se sont pas risqués à disperser les manifestants…). C’est lors de ce long trajet que j’ai rencontré Maitane, tout droit venue del País Vasco (et n’allez pas lui dire qu’elle est espagnole !), avec qui j’ai sympathisé. Voulant visiter les mêmes choses dans la région et restant la même période de temps, nous avons décidé de voyager ensemble (mais sinon, JB et Hélo, oui j’aurais voyagé seule…ça vous étonne tant que ça ?).

Salta se caractérise par son architecture hispanique de l’époque coloniale, mais aussi pas les nombreuses couleurs de ses monuments. En voici un petit tour puisque nous y sommes restées la journée du mardi.

Comme dans toutes les villes d’inspiration hispanique, la place centrale est le cœur de la ville et est entourée de bâtiments en arcades, dont le musée d’archéologie (où sont exposées les plus anciennes momies retrouvées dans le pays) et le Cabildo (en cherchant la traduction en français, on me donne « chapitre = assemblée que les chanoines tenaient pour traiter de leurs affaires » : j’en apprends des choses en français !).

C’est là aussi que l’on trouve la basilique, splendide, avec un autel en or (comme beaucoup). Y repose la tombe du Gal Guëmes, héros de la guerre d’indépendance.
















Plus loin, on trouve l’Eglise San Francisco, elle aussi caractéristique pour ses murs couleur terracota (terre cuite).

Puis le Couvent San Bernardo dont la porte en bois a été taillée par les aborigènes au XVIII° siècle et qui a servi de premier hôpital de la ville.

Le marché artisanal est immanquable (même si on n’est jamais sûr que ce soit réellement artisanal ou alors fait machine, et où on n’est pas sûrs non plus que ça ne vienne pas de Bolivie et revendu plus cher en Argentine). On y trouve de tout : écharpes d’alpaga et de vicuña (pour savoir si c’en est, le châle doit pouvoir passer dans une bague) ; pantalons rayés typiques de la région ; ponchos ; instruments de musiques…

Et pour finir en beauté, le samedi soir, nous sommes allées dans l’une des meilleures peñas dans la rue Balcarce: la Vieja Estación. Les peñas sont des lieux hautements touristiques mais pas seulement puisque beaucoup de salteños et d’argentins en général viennent s’y divertir. On y trouve les poètes, les guitaristes, les chanteurs (avec de la voix et des textes s’il vous plait !), les « bobo ». De 22h à 5h, on y mange la comida local (dont les fameuses empañadas salteñas et les délicieuses parilladas) tout en assistant à un spectacle de danses et chants folkloriques époustouflants et incroyables (et n’allez pas comparer ça à une soirée au Puy du Fou ou je ne sais quel autre lieu « beauf » car réellement, c’est génial).














C’est l’occasion aussi d’apprendre à danser la chacarera quand l’un des danseurs invite l’un des touristes sur scène. Et qui c’est qu’à été choisie ?? C’est Bibi… Me voici en pleine démonstration, rouge de honte, devant un restaurant bondé, et ne sachant que faire. « Toma tu pollera » (prends ta jupe) qu’il me disait…bah j’en avais pas moi !

















Nous avons passé la journée du dimanche à San Lorenzo, une petite ville où les riches salteños ont leur maison de vacances. C’est un lieu pour venir se reposer, faire quelques caminatas (promenades) le long du río (fleuve).