jeudi 12 juillet 2007

NOUVELLES DU VOYAGE EN FAMILLE

Coucou tout le monde !!
Depuis dimanche nous voila reunis a trois, en famille au Chili, pour des vacances ensemble.
J ai bien l intention d ajouter quelques recits sur ce periple d un mois¡, mais pas forcement tres regulierement...parce que l Internet... j ai pas envie de passer ma vie devant !!
Neanmois, je vous donne le lien vers le blog tenu par mon pere, quasiment jour par jour (!!) : http://sabourinchili.blogspot.com.
Hey, mais ne delaissez pas le mien pour autant ! lol
Bisous a tous.
Zazou

vendredi 6 juillet 2007

Perou - Lima (06.07.2007)

Me voila a Lima pour mon dernier jour. Je deteste les grandes villes du "Sud". Je hais !!
Bon deja, quand j ai atterri ce matin, une mer de nuages bien basse recouvrait Lima, au point qu on a vu la piste d aterrissage au dernier moment. Je le sentais mal : une grande ville polluee est deja bien moche, mais alors quand c est empire par une epaisse couche de nuage qui empeche que la pollution s echappe...benh ca fait pas trop envie ! Je suis donc allee verifier qu il n y avait pas de vol Lima-Stgo avant ce soir 20h30 (heure de mon vol), mais non. Donc me voila a partir de 10h dans un taxi en direction du centre historique.
D abord les bouchons : 1h15 dans des bouchons je refais plus ca moi (bah si, pour retourner a l aeroport va bien falloir !). C est que ce ne sont pas des bouchons gentils comme on peut avoir chez nous : ici, les klaxons sont incessants, tout le monde se hurle dessus a travers les fenetres, chaque voiture force le passage et joue du tete a queue. Et puis evidemment, vue la chaleur, on roule les fenetres ouvertes...je crois que je n ai jamais respire autant de pollution de toute ma vie. Au debut, je m efforcais de ne pas respirer a fond, comme pour proteger mes petits poumons. Bon, mais au bout de 10 minutes, c est plus possible ca ! Je vous jure, je ne sais pas comment on peut vivre dans de telles conditions. On se plaint de nos pics de pollution en France, ah mais ca me fait rire maintenant ! Parce que nos pics de pollution sont 10 fois moins importants que le niveau de pollution quotidien ici. D ailleurs, je commence a avoir du mal a croire que ce sont les pays riches qui rejettent le plus de gaz a effet de serre... Bref, les gens naitraient gris ici, que ca ne m etonnerait pas ! Alors sur le trajet commencait deja la deprime : " Qu est ce que je fous ici ? C est trop horrible. C est moche, ca pue, les gens sont pauvres a crever, les maisons tiennent pas debout, ca ne fonctionne qu au traffic de trucs en tout genre dans la rue..." Et puis ce chauffeur de taxi, comme tous les autres chauffeurs, qui appuie sur son volant pour klaxonner, sans meme savoir pourquoi, puisque de toute facon le feu est rouge !!
Ici tout est bruit incessant, gris de pollution, air irrespirable, des hommes qui te suivent du regard jusqu a temps que tu aies quitte leur champ de vision, des interpellations sans arret pour acheter une babiole, du chocolat, entrer dans un restaurant qui ressemble plus a un garage amenage. Bref vous l aurez compris, je ne suis pas bien dans cette ville. Alors je commence a aimer Stgo...moi qui pensait que c etait une ville polluee et moche !
Je suis donc arrivee a la plaza mayor, ou place d armes. Juste a l heure pour le changement de gardes. Ca m a change les idees, d autant plus que ca a dure 20 bonnes minutes et qu ils jouent des airs bien gais (c est pas notre morne Marseillaise !). Bon, alors apres tout ca, benh j ai fais en moins de 5 minutes le tour de la place : Palais du Gouvernement et edifices coloniaux. Voila voila. Quoi d autre dans les parages ? Je regarde mon petit guide de Lima pris a l aeroport : "ah, je vais aller vers la ou y a du vert, cad les parcs, la verdure, le calme quoi !". Donc direction Plaza San Martin. Sur la carte, ca a l air bien grand et bien vert...et bien en arrivant, je trouve une vulgaire place toujours aussi grise et toujours aussi bruyante. J ai juste envie de crier "Arreeeeetez de klaxonner, vous n irez pas plus vite !!". Bon, je me cherche un banc a peu pres propre pour pique niquer. Beh c est plutot ridicule en fait dans des pays comme le Perou ! Parce qu ici on peut manger un repas complet pour 3.50 soles (diviser par 4 pour avoir en euros), donc on y gagne rien a se preparer son manger !! Pas encore pris le pli, moi ! Bon, ca s est fait. Il est 13h, ou puis je aller ? Je regarde mon guide encore une fois : j abandonne directement les espaces verts (qui n en sont pas), j ai deja parcouru le centre durant 1 heure et ca me stresse et fatigue plus qu autre chose. Pas envie de payer 20 autres soles pour aller jusqu au barrio Miraflores : quartier repute pour etre le coin tranquille a touristes et a la mode et le long de la mer ; sauf que ce que Laila ma dit (l espagnole que j ai rencontre sur les iles du Lac Titikaka et qui vit ici) c est que la plage ici c est galets, gris et froid ! Alors rentrer a l aeroport et attendre ? Evidemment j ai deja enregistre mes bagages ce matin et tous mes lives sont dedans ! Aller au cinema ? ...euh hormis des films US vous avez quoi d autre ? Bon, je me trouve un coin Internet.
Mieux vaut vivre dans des petits villages ou des villes secondaires. Les capitales des pays en voie de developpement attirent parce qu elles sont le centre nevralgique du pays et parce qu on croit au reve d une vie meilleure. Sauf qu on y trouve que des bidonvilles a perte de vue et c est seulement autour de la place centrale que les batiments a peu pres sains se trouvent. Sinon, c est le sens de la debrouille, c est l economie informelle, c est le vol. Sincerement, je ne sais pas comment un pays peu changer quand il part de si bas : il faudrait tout raser pour tout reconstruire (car les nvelles constructions ne tiennent pas debout et on ne fait que les consolider avec du bric et du broc), il faudrait changer les mentalites (oui l economie informelle et la corruption sont tres faciles, mais ceci n est pas un mode de fonctionnement juste, egalitaire et sain). Huummm...
Sinon en vrac, des choses qui m ont marquee :
- Ici le Cuy est le plat national, enfin surtout de la region de Cuzco. En arrivant, je ne savais pas ce que c etait et qund je demandais, on me repondait : "es un animalito". Ah benh avec ca je suis pas plus avancee !! J ai finis par voir des elevages de Cuyes (le Cuy est un animal sacre, on l utilise dans la Selva pour guerir les malades : on lit dans ses entrailles et on boit son sang) et donc par me rendre compte que non, je ne gouterai jamais a ce plat typique et qu on me recommandait pourtant pour son gout !! C est du cochon d Inde. Bon, je sais pas vous, mais moi j en avais deux quand j etais petite comme animal domestique : ils rentraient dans mes manches de pull, ils chatouillaient, je leur faisais des bisous... Alors impossible de manger qqch qui releve pour moi du chat ou du chien ! Mais parait que la chair est tendre...
- On voit beaucoup sur les edifices dans les rues "Duchas calientes y baños" (douches chaudes et toilettes) : donc on peut imaginer tres facilement que c est encore du luxe ici de posseder ces deux pieces dans sa propre maison...
- Je n ai jamais vu un oays qui faisait autant attention a la proprete de ses rues (si, peut etre le Canada et les USA qui sont super intransigeants avec cela aussi) : le moindre papier et la moindre feuille d arbre sont ramasses par des femmes ou des hommes payes pour cela. Les trottoires sont impeccables. Mais quelle contradiction avec le fait que chacun jette ses dechets n importe ou sans s en preoccuper, et avec le fait que les voitures et bus rejettent des fumees noires ! Pauvres gens charges de ce travail de nettoyage qui travaillent "au nez" des pots d echappement !
Voila, un gros bisou a tous !!

jeudi 5 juillet 2007

Perou - Cuzco (5.07.2007)

Ca sent terriblement la fin du reve peruano !! Me revcoila a Cuzco, ville que je n avais pas e le temps d apprecier a cause de mon mal d altitude en arrivant.
Hier soir en rentrant a Arequipa, mon hostal ou j avais laisse mes mochillas me dit "Tu bus para Cuzco no va a salir hoy dia tampoco mañana. Profes de Juliaca (ville sur le trajet) estan en huelga y estan bloqueando la ruta. Todas las empresas serias no se arriesagn a salir." Ok, Ok !! J avais deja eu le coup des profs en greve en Argentine, allongeant mon trajet de 5 heures. Sauf que la, il me fallait absolument touver un moyen de rentrer sur Cuzco pour prendre mon avion Cuzco-Lima puis Lima- Stgo. On m avait conseillee de voyager avec Cruz del Sur (compagnie de bus serçieuse) surtout piur les voyages de nuit. J avais pris des bus normaux jusque la puique c etait de jour. Mais la, la fille de l hostal m a conseillee d aller me faire rembourser mon ticket et de courrir au terminal pour trouver un bus qui ferait le trajet Arequipa-Cuzco. En arrivant, des pseudo compagnies de bus avaient fleuri !! Il s agissait en fait de bus locaux (style bus de ville, donc je vous laisse imaginer leur etat : cachant tous une fumee noire a chaue acceleration, sans aucun confort ni securite...) qui avaient ete mis a disposition de compagnies de bus (des petites poco confiables) pour emprunter une autre rote que celle ou il a les greves. Benh e me suis resignee a acheter un ticket dans ces conditions car sinon l avion me revenait a 100 dollars. Et evidemment, c est comme aux encheres dans ces cas la : plus tu attends, cad plus tu approches de l heure du depart du bus, plus ca augmente.
Me voila donc partie dans une galere sans fin cette nuit !! Partis a 7h d Arequipa, tous entasses les uns sur les autres avec nos bagages ou on pouvait (car evidemment ces bus n ont pas de soutes !!), je suis arrivee sainbe et sauve a 9h ce matin ! Ah mais j ai cru que j avais je n y arriverai ! D abord je me suis retrouvee a cote dune mama peruana. Bon sans vouloir etre mechante ni faire de discrimination (mais Laurie confirmera sans aucun doute !), beaucoup de peruviens n ont ps les moyens de se laver regulierement...DONC ils portent sur eux une odeur parfois insoutenable. Les jupes servent de mouchoirs, les mains et les ongles sont noirs, les epaisseurs de vetements (bien que barioles de toutes les couleurs et donc jolis) ne font qu augmenter l odeur. Et puis bien sur, en tant que bonne peruvienne, elle avait avec elle son ENORME poncho rempli de je ne sais quoi qui prenait la moitie de mon siege. J avais pris la precaution de choisir le siege au premier rang a cote de la fenetre : je pensais ainsi pouvoir reposer ma tete pour dormir ! Queneni mes amis !! Le pire choix !! D abord j etais ainsi aux premiers rangs pour apprecier les folies du conducteur conduisant a gauche (a droite eventuellement), jouant au pilote dans les virages, s apercevant apres coup qu on venait d entre dans un village et que donc la probabilite qu il y ai des pietons soit forte, et surtout les vibrations de la chaussee (en mauvais etat puisque c etait une route secondaire pour eviter les greves) avait des repercussions sur les phares (jour nuit, si vous voulez !!). Et pis ensuite, la fenetre ne fermant pas entierement evidemment, je me suis tapee le vent gele toute la nuit ! Un glacon que j etais ! Je vous jure aque j ai reve d ue doche chaude et d un lit pendant ces 14h interminables...surtout que la douche chaude j en ai pas depuis Puno.
Aujourd hui, de 10h a 18h, j ai deambule non stop dans cette matnifique ville de Cuzco : du barrio San Blas (boheme et antiquaires) aux hauteurs de Cuzco (que j etais cette fois apte de gavir !). Et pis ca a aussi ete le jour achats ! Attention : rayon alpaga --> des gants, des chausettes ; rayon chapeaux --> un bonnet peruvien reversible (en alpaga off course), un chapeau tulipe et un chapeau typique de Chivay (que je ne porterai pas en France, ca serait ridicule sans la tenue qui va avec, mais qui est superbe!) ; rayon bijoux (des boucles d oreille et un collier en semillas, des boucles d oreilles en pierre et un collier en fruits seches). Le tot pour attentin attention : 22 euros ! Ah que je suis contente de mon talent de negociatrice !! ( D accord les prix peruviens aient a la base.)
Et voila, demain, petit tou par Lima avant de retrouver le froid de Stgo !...et les parents dimanche !

Perou - Cañon del Colca (3 y 4.07.2007)

Depuis Arequipa, je suis donc partie visiter le canyon de Colca. Je suis partie avec un bus de touristes car ca me revenait moins cher et surtout c etait moins long et fastidieux que les bus locaux. Sauf que j ai juste profite des allers retours, apres je me suis debrouillee une fois sur place.
Le Cañon del Colca est l un des plus profonds au monde : 3400m de profondeur et 100km de long, ce qui en fait un canyon plus profond que celui du Colorado. La region du Colca est dominee par 85 volcans dont la majorite sont encore en activite. Les 3 principaux sont le Pichu Pichu (en aymara = Pico Pico = pic pic), le Misti (en aymara = Señor = Monsieur), et le Chinchani (en aymara = Capa blanca = cape blanche). Ils culminent tous a plus de 6000m d altitude, et pourtant seul l un d eux est recouvert de neige a son sommet.
Il faut 3h depuis Arequipa jusqu a Chivay, village a l extreme est du canyon et au nord de la ville blanche. Je sais maintenant pourquoi Arequipa est si belle : c est la seule ville au monde construite en sillar, pierre volcanique blanche. Nous sommes d abord passes par la Reserve natuelle de Salinas Aguada Blanca a 3900m d altitude : c est un pesace cree en 1979 pour proteger les 4 camelides et plus de 1000 espesces d oiseaux. Puis nous nous sommes arretes a Patapampa ou encoe appele le Mirador de los Andes : ce point d observation culmine a 4910m (hey, vous savez quoi, j ai meme pas eu le soroche !!). De la on peut observer la ltilano et les 3 principaux volcans.
Arrives a Chivay, j ai lache le groupe avant l almuerzo histoire de vivre ma vie !! J avais prepare mon poique nique et je suis allee visiter le marche artisanal et j ai fait a pieds les 6 km pour rejoindre les thermes. C est un lei enclave dans les montagnes et j y ai passe une bonne heure et demie en regardant le coucher du soleil. Ca ne vaut pas les thermes du volcan Villarica (;-) Mailys), mais j ai rencontre un peruvien d une cinquantaine d annee, biologiste, avec qui j ai bien converse. En lui disant que j avais travaille pour AI Chile, il a commence a me raconter sa terrible histoire sou le gouvernemenbt de Fujimori (petite pensee pour Ci qui a travaille pour son extradition au Perou au sein d AI Chile !!) : il a ete accuse de terrorisme et pour cela incarcere et y a subi les pires sevices ; il m a raconte les horreurs perpetrees dans les villages aux fillettes de 10 ans et aux meres, les meurtres, la corruption... Et ca, c etait dans les annees 1990...encore plus proche que la dictature pinochetiste au Chili. C etait bien interssant en tout cas. Et en lui racontant mes impressions sur le Perou en 15 jours, il a partage mes sentiments par exemple sur le fait que la corruption est presente partout et qu elle est tellement infiltree et devenue monnaie courante que c est difficile d en voir une fin ! J ai aussi parle d fait q en tant qe touriste ici on se sent toujours lese ou alors on est toujours suscpicieux par rappot aux prix : tout se negocie (les restaus, les excursions, les cartes postales, les objets artisanaux, le bris des tickets de bus, les hostals, les taxis... tout tout tout), ce qui fait que pour un meme service deux personnes peuvent payer du simple au double ! Du coup, on ne sait jamais si le prix qu on paye est le vrai prix (s il en existe n d ailleurs) et on se demande toujours si le peruvien n est ps en train de nous arnaquer. De ce fait, on entre dans une perpetuelle negociation de prix, ce qui commence a me fatiguer.
Ce cher monsieur m a ensuite expliquee que sa femme venait d obtenir un emploi dans une association de developpement pour la commnaute de Chivay. Du coup, il a restaure un restaurant. Cependant, comme il s est interdit de rentrer dans les combines des agences de voyages (qui amenent toutes leurs bus remplis de touristes dans un restau "typique"), ca marche pas fort. En fait il m exliquait que bien souvent, les guides n en sont pas et qu ils ne sont pas remuneres par les agences. Du coup, leur salaire vient de ce que leur verse le restau et les hotels ou mangent et dorment leurs clients (ex : en entrant dans un restau, le guide va dire au restaurateur "tu me donne 7 soles sur les 15 que tu fais payer pour le repas et je t emmene manger 45 personnes"). Du coup, le soir, il m a invitee a sa peña ou j ai vu des danses typiques comme le Witti (=danse de l amour) durant laquelle le garcon revet une robe. La tradition dit que les peres etient tres jaloux que leur fille puissent tomber amureuses et ue donc les garcon s habillaient en fille. Lors de cette danse, les danseurs sautent d un pied sur l autre, pour imiter le condor avant son envol. Les costumes sont magnifiques. D ailleurs toutes les femmes sont habillees ainsi a longueur de journee et elles sont tres elegantes dans cette robe typique toute brodee.
Le lendemain, j ai repris le car de touristes a 6h du matin pour aller observer les condors. Ils nichent dans les parois du canyon et tournoient environ 3 fois par jours pendant une demie heure. C est vraiment tres impressionnant et superbe a la fois. Nous etions situes a la Cruz del Condor (point le plus haut). Les condors sont les oiseaux qui volent le lus haut (jusqu a 4000m) et qui ont la lus grande capacite de "plannage". Ils peuvent faire jusqu a 3m d envergure a l age adulte. Ils remontent donc le canyon an altitutde et font des cercles, passant a qq dizaines de metres de nos tetes. C est beau !
Puis retour vers Chivay et ensuite Arequipa.

lundi 2 juillet 2007

Perou - Arequipa (02.07.2007)

Apres l almuerzo sur l ile de Taquile, retour a terre a Puno pour prendre un bus vers Arequipa. Evidemment, j ai toujours de la chance ! En entrant dans le bus, deux peruviennes et un peruvien ont commence a distribuer des manteaux a tous les passagers avec un air de pitie. Sentant le coup bizarre j ai refuse la combine (seuls les estrangers l ont fait d ailleurs). Il s agissait de contrebande et donc chaque passager devait mettre sur lui l un de ces manteaux pour faire croire que c etait le sien. Et puis durant toute la premiere demie heure, ils ont fourre des sachets plastiques remplis de je ne sais quoi dedans dans tous les recoins du car, jusque sous nos pieds !! Evidemment, nous avons ete arretes une premiere fois au passage de douane a Juliaca : les douaniers ont trouve deux sacs suspicieux et donc ont fait descendre tout le monde pour controle : fouilles, comptage de manteaux… La plupart en avait donc deux (le leur et celui des peruviens) et donc ont ete amenes au poste. Nous autres etrangers, benh on les a attendus gentiment pendant 1 heure dans le car (heureusement y avait Pearl Harbor !! Lol). Deux heures plus tard, re-controle, mais de la soute cette fois ci : tous les sacs ont du etre ouverts: 2h de perdues et toutes les affaires des contrebandiers trouvees. Mais bon, personne n a ete arrete: Seule la moitie des affaires a ete saisie et les peruviens sont repartis comme si de rien n etait dans le car !

Me voici desormais a Arequipa, dans le sud du Perou. La ville blanche comme on la surnomme. C est une ville absolument magnifique. Ses monuments de pierre blanche sont incroyablement sculptes. C est un vrai delice. J ai visite toutes les Eglises, mais notamment la cathedrale, le couvent Santa catalina (qui est une pure merveille : une ville dans la ville, tout de rouge et de bleu vifs), le musee de Juanita (une inca de 12 ans qui a ete donnee en sacrifice vers 1440 en haut d un volcan de la region pour calmer la Pacha Mama, et dont le corps a ete aussitot congele par les glaces et retrouve intact lors du degel : elle est parfaitement conservee, meme jusqu a tous ses organes internes, c est stupefiant!). Il fait une chaleur de fou la journee : 25 degres !

Demain et mardi, je pars pour le Canyon de Colca notamment obsever le vol des condors.
Tout va toujours tres bien meme si le temps file a une vitesse folle !

Perou - Lago Titikaka (30.06-.01.07.2007)

Mes deux tours sur les iles du lac Titikaka (qui ne s ecrit pas Titicaca, et qui se prononce “titikjrakjra” ou qqch comme ca !) a ete super instructif. Bien sur, je faisais partie d une excursion en groupe avec un guide, ce qui fait evidemment perdre de l authenticite des choses. Neanmoins, ce fut tres interessant car le contact durant une journee avec une familla d autochtones a ete riche.

Le lac Titikaka (Titi = la roche, la Pierre ; Kaka = Puma) est le plus haut lac navigable au monde (4000m). Il est enorme (mince, j ai oublie mon cahier avec toutes mes notes ! Lol ! Je ne pourrai pas etre precise). Mais comme je suis attentive, je peux vous dire que les iles flotantes sont au nombre de 48 et qu il y a ensuite 4 iles naturelles principales : Taquile et Amantani cote peruvien ; Ile du soleil et Ile de la lune cote bolivien. C est un lac ferme car les 4 fleuves qui se jettent dans ou partent du lac ne donnent sur aucun ocean. Il est de formation volcanique.

Nous voila partis samedi matin a une equipee de 20 personnes : une familla de francais (des profs pour changer !), des americains (eux, je les aurais tues sur place car ils cherchaient seulememnt leur bouteille de Coca ou a faire des blagues bien grasses...ils etaitçent US, desolee pr le peuple americain!), des argentins (le “ch” au lieu du “y”), une espagnole (le “sssss” et la langue entere les dents bien prononcee > ah mais c est que maintenant je commence a entendre les differences d accents !), des anglais, des italiens… Evidemment, je me suis liee d amitie avec les freres et soeurs argentins et l espagnole Laila et puis j ai aussi jouee d interprete pour la famille de francais.

On a commence par les iles Uros ou vivent les descendants des Uros. Ce sont des iles flotantes en “totora” : pour vous imaginer, ca ressemble vaguement a du bambou. Les iles sont flottantes et donc artificielles, et cette plante qu est le totora sert pour tout : la construction des iles, les maisons sur les iles, les bateaux, les objets… C est assez impressionnant de voir comment ca tient ! Evidemmnt maintenant, avec l arrivee du tourisme, les choses ont change : le nylon a remplace les tiges des plantes pour les armatures, les panneaux solaires permettent a certains d avoir la TV, les bouteilles de plastiques viennent renforcer les constructions… Bref, tout change. De ce que j ai peu discuter avec eux, ils voient cela comme un progres et ne le ressentent pas comme une destruction de leur culture sinon comme une restructuration. Par exemple, un pere me disait qu il etait bien content de recevoir de l argent du tourisme pour pouvoir utiliser les bateaux a moteurs et ne plus ramer pendant 14h pour conduire toute sa familla sur l ile la plus proche : Taquile ! Evidemment, de mon point de vue, cela perd de son charme, mais peut on accepterque certaines cultures n´evoluent pas seulement parce que ca permet aux occidentaux de se depayser ? Apres tout, tout le monde a droit au progres et a la modernite… l aspect plus critiquable est quand ca se fait dans des conditions nefastes. Par exemple, l expansion du tourisme a Puno a fair que de nombreux hotels se sont construits et rejettent leurs eaux dans le lac. De ce fair, une enorme pollution s est developpe depuis 20 ans et le premiere partie du lac regorge deja de lentilles vertes. C est un vrai probleme pour la peche et la survie des Uros qui vivent de l eau du lac. Un plan de developpement ecologique est en train de se mettre en place, mais comme toujours… l argent manque !

Apres cela, nous nous somme diriges vers l ile d Amantani, a 3h de bateau. Nous y avons ete accueillis par les mamas des famillas (quelques unes seulement je vous rassure) en tenue traditionnelle. Nous nous sommes repartis a deux / familla (j etais avec Laila : espagnole travaillant au Perou dans une ONG de developpement durable donc bien calee sur les sujets des indigenes). Nous vonc pris connaissance avec la familla : 6 enfants, le pere et la mere. Seul le pere et les deux premieres filles savent parler espagnol, les autres seulement quechuq. Alors nous avons parle par gestes, et par traduction simultanee ! Nous etions dans l une des famillas des plus pauvres alors ca nous a permis d experimenter la chose jusqu au bout : la plupart ont des panneaux solaires qui leer permet au moins d avoir la lumiere le soir, ils ont aussi l eau qui arrive jusqu a la cuisine et une maison suffisamment grande. Bon benh nous, on mangeait par terre dans la mini “cuisine”, on a vecu a la boggie, et l eau etait a economiser puisque ramenee du lac dans des seaux ! Pour vous imaginer quand meme : les maisons sont en adobe (brique faites en boue, paille et cailloux), tout est de terre, ce que j appelle la cuisine est en fair l espace du tour traditionnel alimente par les feuilles d eucalytpus (ce qui donne un gout et une odeur a la nourriture).

Nous avons passe toute la journee avec eux a partir du repas du midi jusqu au lendemain matin. C etait riche ! On a beaucoup plaisante avec Laila car evidemment l aliemtation est plus que basique : entree = soupe de papas (pommes de terres) ou de quinoa pour les jours de fète, plat = papas et riz. Ah benh on en abatí des proteines pour monter dans les champs pour aller voir le betail, ramener les recoltes pour le soir et aller chercher l eau ! (l ile est toute en pente). Le soir, apres avoir vu le coucher du soleil depuis le haut de l ile (la descente a ete floklo : nous, dans le noir complet, on se cassait la goule, tandis que eux autres ils connaissent le chemin les yeux fermes), nous attendions le souper avec impatience !! Soupe de papas, puis papas agrementee d un bout de fromage… Le soir, nous avons tous asistes a un spectacle traditionnel. Puis dodo dans des lits en totora, il faisait aussi froid que dehors (donc zero). Evidemment, durant la nuit, j ai eu une envie pressante...le challenge !! Trouver dans le noir les escaliers, puis le chemin pour aller aux toilettes a travers les brebis et les briques d adobe en train de secher (c est comme la cabane au fond du jardin), puis revenir ! Meme que j ai fait tout ca sans tomber !
Le matin, benh ca va vite : pas de toilette (meme de chat) puisque pas d eau donc on se sera lavees les dents en arrivant au lac… Je vous rassure, le matin ….. encore des papas !! Beh attends, faut pas casser l effet de surprise ! Ce sont des genres de tortillas a base d oeufs et de papas et un the de muña (une plante).

Bon, je raconte tout c sur le ton de la plaisanterie, mais sincerement c etait bien comme experience. Eux, disons que leur vie se resume au fait qu ils vivent avec le soleil et selon leurs besoins primaires : manger et se reposer. Le premier besoin occupe les 3/4 du temps: leves avec le soleil (vers 5h30), ils vont aux champs chercher l eucalytpus pour allumer le four, puis les femmes preparent a manger (ce qui demande patience et temps : le micro onde et le gaz sont une realite bien lointaine evidemment !!), les hommes s occupent du peu de betail qu ils ont ou reconstruisent les maisons, les enfants ne sont pas epargnes (ils tissent, ils vont chercher l eau au lac, et vont parfois a l ecole quand les parents ont l argent). L ile se couche en meme temps que le soleil, quand la nature s appaise aussi.
Quand le pere nous questionne sur la grandeur de Lima, comment lui expliquer ? (on repondra que c est aussi grand que le lac Titikaka), quand il nous questionne sur notre vie (“vous avez combien d enfants ? Vous faites quoi ?”) on lui repond qu on etudie, qu on voyage, qu a 22 ans on n est pas encore mariees.

Le lendemain matin, on s est rendus sur l ile de Taquile : beaucoup plus verdoyante et coloree, beaucoup plus riche aussi. Les similitudes sur les eux iles sont cependant notables : on y parle quechua en premiere langue et castillan ensuite. L anglais commence juste a etre implante dans les ecoles. Les iles comptent environ 2000 hbts pour 12 ou 9 km carres. Bizarement ils vivent surtout de l elevage et des cultures : ils ne pechent pas. Les iles ont ete habituees depuis 200 ans avt JC, envahies par les Incas en 1480 environ. Les touristes sont arrives ils y a 20 ans environ.

Perou - Puno (29.06.2007)

Je me trouve en ce moment a Puno : la ville au bord du lac Titicaca. J y suis arrivee apres 6h30 de bus. 6h30 qui m ont permis de decouvrir le Perou de l interieur, meme si c etait a travers une vitre! J ai traverse tte la region agricole de l altiplano et j ai vu le travail des champs : tres rustique, artisanal, rudimentaire. On ne parle pas de tracteurs ici, mais bien de tout un travail a la main, a la force des muscles.
Les femmes conduisent le betail au champ, elles lavent les vetements au bord de la riviere qu´elles etendent ensuite a meme la terre pour le faire secher, elles aident aux travaux agricoles aussi. Elles font toutes ces taches vetues de leur tenue traditionnelle, qui est loin d etre la + appropriee!! Jupons blancs, jupes bariolees de toutes les couleurs, poncho multicolore dans lequel se trouve le bebe. Generalement, elles ont les cheveux longs tresses en deux nattes qui tombent jusqu aux fesses et portent un chapeau haut de forme ou chapeau melon qui leur donne une allure bizarre car constrastant avec leur petite taille. Le poncho a ici une vrai valeur utilitaire : on y met le bebe, les recoltes, le bois, les objets lourds... tout en somme! Ca change de l aspect touristique dans les grandes villes ou les femmes demande la piece quand tu veux les photographier avec le bebe dans le dos.
Le travail des champ est vraiment d un autre temps : les chevaux pietinnent les recoltes pour en faire sortir les graines, ou alors on tape dessus avec un baton ; les graines des epis sont separes en lancant en l air et le vent se charge de separer les elements les plus lourds des plus legers ; les enfants preparent les briques d adobe dans la boue et la terre...

Ce qui m a choquee encore une fois c est cette misere. C est terrible, je ne m habituerai pas je crois. Et puis c est aussi ce rapport tres “utilitaire” avec la vie. Je ne sais pas si j utilise les bons mots : mais disons qu on se soucie peu des consequences de ses actes, on pare au plus presse, au plus pratique, au plus efficace. Par exemple, c est la cas avec le rapport avec l´environnement : pourquoi prendre la peine de ramasser ses detritus pour les mettre dans un endroit fait pour? Non, autant tout jeter a travers les fenetres du car (polystyrene, sachets plastiques, bouteilles de verre) alors que l on traverse cette region magnifique de l altiplano !! Les villes sont jonchees de detritus et de sachets plastiques qui volent : un nouveau decors ... merci la modernite! Ca me fait penser a ta reflexion sur Q enqo, Jay.

L arrivee sur Puno a ete ... comment dire ... surprenante !! Je m attendais a une vue splendide sur le lac Titicaca, un coin a photos, de reves. Et bien, la ville de Puno est en fait un amoncellement terrible de maisons construites a la tout va, sans forme, qui tiennent a peine debout, dont les ouvertures censees etre des fenetres paraissent comme des trous beants dans la montagne. Une ville horriblement moche, horriblement pauvre et horriblement triste. Voila la vue que l on a en arrivant a Puno. Le lac... pour l apprecier, il faut bien tourner le dos a la ville et etre a 10m du rivage! La pauvrete est encore plus frappante ici parce que dans les terres meme si le travail est dur, au moins ils semblent avoir de quoi manger.

Demain, je pars pour une excrusion de 2 jours sur les iles du lac : ce sont des iles flottantes en bambou construites pr des “tribus” peruviennes qui ont garde toutes leurs coutumes. Je reste consciente que tous les jours des dizaines de touristes font la meme chose que moi... et que donc la tradition peut en etre alteree. Mais bon, ca me plait car je vais decouvrir des coutumes et des rites ancestraux, une forme de vie particuliere, et surtout je vais passer la nuit dans une famille. Je mange avec eux, je dors et vis dans les memes conditions qu eux : pas d eau, d electricite, de chauffage (a 4000m).