jeudi 12 juillet 2007

NOUVELLES DU VOYAGE EN FAMILLE

Coucou tout le monde !!
Depuis dimanche nous voila reunis a trois, en famille au Chili, pour des vacances ensemble.
J ai bien l intention d ajouter quelques recits sur ce periple d un mois¡, mais pas forcement tres regulierement...parce que l Internet... j ai pas envie de passer ma vie devant !!
Neanmois, je vous donne le lien vers le blog tenu par mon pere, quasiment jour par jour (!!) : http://sabourinchili.blogspot.com.
Hey, mais ne delaissez pas le mien pour autant ! lol
Bisous a tous.
Zazou

vendredi 6 juillet 2007

Perou - Lima (06.07.2007)

Me voila a Lima pour mon dernier jour. Je deteste les grandes villes du "Sud". Je hais !!
Bon deja, quand j ai atterri ce matin, une mer de nuages bien basse recouvrait Lima, au point qu on a vu la piste d aterrissage au dernier moment. Je le sentais mal : une grande ville polluee est deja bien moche, mais alors quand c est empire par une epaisse couche de nuage qui empeche que la pollution s echappe...benh ca fait pas trop envie ! Je suis donc allee verifier qu il n y avait pas de vol Lima-Stgo avant ce soir 20h30 (heure de mon vol), mais non. Donc me voila a partir de 10h dans un taxi en direction du centre historique.
D abord les bouchons : 1h15 dans des bouchons je refais plus ca moi (bah si, pour retourner a l aeroport va bien falloir !). C est que ce ne sont pas des bouchons gentils comme on peut avoir chez nous : ici, les klaxons sont incessants, tout le monde se hurle dessus a travers les fenetres, chaque voiture force le passage et joue du tete a queue. Et puis evidemment, vue la chaleur, on roule les fenetres ouvertes...je crois que je n ai jamais respire autant de pollution de toute ma vie. Au debut, je m efforcais de ne pas respirer a fond, comme pour proteger mes petits poumons. Bon, mais au bout de 10 minutes, c est plus possible ca ! Je vous jure, je ne sais pas comment on peut vivre dans de telles conditions. On se plaint de nos pics de pollution en France, ah mais ca me fait rire maintenant ! Parce que nos pics de pollution sont 10 fois moins importants que le niveau de pollution quotidien ici. D ailleurs, je commence a avoir du mal a croire que ce sont les pays riches qui rejettent le plus de gaz a effet de serre... Bref, les gens naitraient gris ici, que ca ne m etonnerait pas ! Alors sur le trajet commencait deja la deprime : " Qu est ce que je fous ici ? C est trop horrible. C est moche, ca pue, les gens sont pauvres a crever, les maisons tiennent pas debout, ca ne fonctionne qu au traffic de trucs en tout genre dans la rue..." Et puis ce chauffeur de taxi, comme tous les autres chauffeurs, qui appuie sur son volant pour klaxonner, sans meme savoir pourquoi, puisque de toute facon le feu est rouge !!
Ici tout est bruit incessant, gris de pollution, air irrespirable, des hommes qui te suivent du regard jusqu a temps que tu aies quitte leur champ de vision, des interpellations sans arret pour acheter une babiole, du chocolat, entrer dans un restaurant qui ressemble plus a un garage amenage. Bref vous l aurez compris, je ne suis pas bien dans cette ville. Alors je commence a aimer Stgo...moi qui pensait que c etait une ville polluee et moche !
Je suis donc arrivee a la plaza mayor, ou place d armes. Juste a l heure pour le changement de gardes. Ca m a change les idees, d autant plus que ca a dure 20 bonnes minutes et qu ils jouent des airs bien gais (c est pas notre morne Marseillaise !). Bon, alors apres tout ca, benh j ai fais en moins de 5 minutes le tour de la place : Palais du Gouvernement et edifices coloniaux. Voila voila. Quoi d autre dans les parages ? Je regarde mon petit guide de Lima pris a l aeroport : "ah, je vais aller vers la ou y a du vert, cad les parcs, la verdure, le calme quoi !". Donc direction Plaza San Martin. Sur la carte, ca a l air bien grand et bien vert...et bien en arrivant, je trouve une vulgaire place toujours aussi grise et toujours aussi bruyante. J ai juste envie de crier "Arreeeeetez de klaxonner, vous n irez pas plus vite !!". Bon, je me cherche un banc a peu pres propre pour pique niquer. Beh c est plutot ridicule en fait dans des pays comme le Perou ! Parce qu ici on peut manger un repas complet pour 3.50 soles (diviser par 4 pour avoir en euros), donc on y gagne rien a se preparer son manger !! Pas encore pris le pli, moi ! Bon, ca s est fait. Il est 13h, ou puis je aller ? Je regarde mon guide encore une fois : j abandonne directement les espaces verts (qui n en sont pas), j ai deja parcouru le centre durant 1 heure et ca me stresse et fatigue plus qu autre chose. Pas envie de payer 20 autres soles pour aller jusqu au barrio Miraflores : quartier repute pour etre le coin tranquille a touristes et a la mode et le long de la mer ; sauf que ce que Laila ma dit (l espagnole que j ai rencontre sur les iles du Lac Titikaka et qui vit ici) c est que la plage ici c est galets, gris et froid ! Alors rentrer a l aeroport et attendre ? Evidemment j ai deja enregistre mes bagages ce matin et tous mes lives sont dedans ! Aller au cinema ? ...euh hormis des films US vous avez quoi d autre ? Bon, je me trouve un coin Internet.
Mieux vaut vivre dans des petits villages ou des villes secondaires. Les capitales des pays en voie de developpement attirent parce qu elles sont le centre nevralgique du pays et parce qu on croit au reve d une vie meilleure. Sauf qu on y trouve que des bidonvilles a perte de vue et c est seulement autour de la place centrale que les batiments a peu pres sains se trouvent. Sinon, c est le sens de la debrouille, c est l economie informelle, c est le vol. Sincerement, je ne sais pas comment un pays peu changer quand il part de si bas : il faudrait tout raser pour tout reconstruire (car les nvelles constructions ne tiennent pas debout et on ne fait que les consolider avec du bric et du broc), il faudrait changer les mentalites (oui l economie informelle et la corruption sont tres faciles, mais ceci n est pas un mode de fonctionnement juste, egalitaire et sain). Huummm...
Sinon en vrac, des choses qui m ont marquee :
- Ici le Cuy est le plat national, enfin surtout de la region de Cuzco. En arrivant, je ne savais pas ce que c etait et qund je demandais, on me repondait : "es un animalito". Ah benh avec ca je suis pas plus avancee !! J ai finis par voir des elevages de Cuyes (le Cuy est un animal sacre, on l utilise dans la Selva pour guerir les malades : on lit dans ses entrailles et on boit son sang) et donc par me rendre compte que non, je ne gouterai jamais a ce plat typique et qu on me recommandait pourtant pour son gout !! C est du cochon d Inde. Bon, je sais pas vous, mais moi j en avais deux quand j etais petite comme animal domestique : ils rentraient dans mes manches de pull, ils chatouillaient, je leur faisais des bisous... Alors impossible de manger qqch qui releve pour moi du chat ou du chien ! Mais parait que la chair est tendre...
- On voit beaucoup sur les edifices dans les rues "Duchas calientes y baños" (douches chaudes et toilettes) : donc on peut imaginer tres facilement que c est encore du luxe ici de posseder ces deux pieces dans sa propre maison...
- Je n ai jamais vu un oays qui faisait autant attention a la proprete de ses rues (si, peut etre le Canada et les USA qui sont super intransigeants avec cela aussi) : le moindre papier et la moindre feuille d arbre sont ramasses par des femmes ou des hommes payes pour cela. Les trottoires sont impeccables. Mais quelle contradiction avec le fait que chacun jette ses dechets n importe ou sans s en preoccuper, et avec le fait que les voitures et bus rejettent des fumees noires ! Pauvres gens charges de ce travail de nettoyage qui travaillent "au nez" des pots d echappement !
Voila, un gros bisou a tous !!

jeudi 5 juillet 2007

Perou - Cuzco (5.07.2007)

Ca sent terriblement la fin du reve peruano !! Me revcoila a Cuzco, ville que je n avais pas e le temps d apprecier a cause de mon mal d altitude en arrivant.
Hier soir en rentrant a Arequipa, mon hostal ou j avais laisse mes mochillas me dit "Tu bus para Cuzco no va a salir hoy dia tampoco mañana. Profes de Juliaca (ville sur le trajet) estan en huelga y estan bloqueando la ruta. Todas las empresas serias no se arriesagn a salir." Ok, Ok !! J avais deja eu le coup des profs en greve en Argentine, allongeant mon trajet de 5 heures. Sauf que la, il me fallait absolument touver un moyen de rentrer sur Cuzco pour prendre mon avion Cuzco-Lima puis Lima- Stgo. On m avait conseillee de voyager avec Cruz del Sur (compagnie de bus serçieuse) surtout piur les voyages de nuit. J avais pris des bus normaux jusque la puique c etait de jour. Mais la, la fille de l hostal m a conseillee d aller me faire rembourser mon ticket et de courrir au terminal pour trouver un bus qui ferait le trajet Arequipa-Cuzco. En arrivant, des pseudo compagnies de bus avaient fleuri !! Il s agissait en fait de bus locaux (style bus de ville, donc je vous laisse imaginer leur etat : cachant tous une fumee noire a chaue acceleration, sans aucun confort ni securite...) qui avaient ete mis a disposition de compagnies de bus (des petites poco confiables) pour emprunter une autre rote que celle ou il a les greves. Benh e me suis resignee a acheter un ticket dans ces conditions car sinon l avion me revenait a 100 dollars. Et evidemment, c est comme aux encheres dans ces cas la : plus tu attends, cad plus tu approches de l heure du depart du bus, plus ca augmente.
Me voila donc partie dans une galere sans fin cette nuit !! Partis a 7h d Arequipa, tous entasses les uns sur les autres avec nos bagages ou on pouvait (car evidemment ces bus n ont pas de soutes !!), je suis arrivee sainbe et sauve a 9h ce matin ! Ah mais j ai cru que j avais je n y arriverai ! D abord je me suis retrouvee a cote dune mama peruana. Bon sans vouloir etre mechante ni faire de discrimination (mais Laurie confirmera sans aucun doute !), beaucoup de peruviens n ont ps les moyens de se laver regulierement...DONC ils portent sur eux une odeur parfois insoutenable. Les jupes servent de mouchoirs, les mains et les ongles sont noirs, les epaisseurs de vetements (bien que barioles de toutes les couleurs et donc jolis) ne font qu augmenter l odeur. Et puis bien sur, en tant que bonne peruvienne, elle avait avec elle son ENORME poncho rempli de je ne sais quoi qui prenait la moitie de mon siege. J avais pris la precaution de choisir le siege au premier rang a cote de la fenetre : je pensais ainsi pouvoir reposer ma tete pour dormir ! Queneni mes amis !! Le pire choix !! D abord j etais ainsi aux premiers rangs pour apprecier les folies du conducteur conduisant a gauche (a droite eventuellement), jouant au pilote dans les virages, s apercevant apres coup qu on venait d entre dans un village et que donc la probabilite qu il y ai des pietons soit forte, et surtout les vibrations de la chaussee (en mauvais etat puisque c etait une route secondaire pour eviter les greves) avait des repercussions sur les phares (jour nuit, si vous voulez !!). Et pis ensuite, la fenetre ne fermant pas entierement evidemment, je me suis tapee le vent gele toute la nuit ! Un glacon que j etais ! Je vous jure aque j ai reve d ue doche chaude et d un lit pendant ces 14h interminables...surtout que la douche chaude j en ai pas depuis Puno.
Aujourd hui, de 10h a 18h, j ai deambule non stop dans cette matnifique ville de Cuzco : du barrio San Blas (boheme et antiquaires) aux hauteurs de Cuzco (que j etais cette fois apte de gavir !). Et pis ca a aussi ete le jour achats ! Attention : rayon alpaga --> des gants, des chausettes ; rayon chapeaux --> un bonnet peruvien reversible (en alpaga off course), un chapeau tulipe et un chapeau typique de Chivay (que je ne porterai pas en France, ca serait ridicule sans la tenue qui va avec, mais qui est superbe!) ; rayon bijoux (des boucles d oreille et un collier en semillas, des boucles d oreilles en pierre et un collier en fruits seches). Le tot pour attentin attention : 22 euros ! Ah que je suis contente de mon talent de negociatrice !! ( D accord les prix peruviens aient a la base.)
Et voila, demain, petit tou par Lima avant de retrouver le froid de Stgo !...et les parents dimanche !

Perou - Cañon del Colca (3 y 4.07.2007)

Depuis Arequipa, je suis donc partie visiter le canyon de Colca. Je suis partie avec un bus de touristes car ca me revenait moins cher et surtout c etait moins long et fastidieux que les bus locaux. Sauf que j ai juste profite des allers retours, apres je me suis debrouillee une fois sur place.
Le Cañon del Colca est l un des plus profonds au monde : 3400m de profondeur et 100km de long, ce qui en fait un canyon plus profond que celui du Colorado. La region du Colca est dominee par 85 volcans dont la majorite sont encore en activite. Les 3 principaux sont le Pichu Pichu (en aymara = Pico Pico = pic pic), le Misti (en aymara = Señor = Monsieur), et le Chinchani (en aymara = Capa blanca = cape blanche). Ils culminent tous a plus de 6000m d altitude, et pourtant seul l un d eux est recouvert de neige a son sommet.
Il faut 3h depuis Arequipa jusqu a Chivay, village a l extreme est du canyon et au nord de la ville blanche. Je sais maintenant pourquoi Arequipa est si belle : c est la seule ville au monde construite en sillar, pierre volcanique blanche. Nous sommes d abord passes par la Reserve natuelle de Salinas Aguada Blanca a 3900m d altitude : c est un pesace cree en 1979 pour proteger les 4 camelides et plus de 1000 espesces d oiseaux. Puis nous nous sommes arretes a Patapampa ou encoe appele le Mirador de los Andes : ce point d observation culmine a 4910m (hey, vous savez quoi, j ai meme pas eu le soroche !!). De la on peut observer la ltilano et les 3 principaux volcans.
Arrives a Chivay, j ai lache le groupe avant l almuerzo histoire de vivre ma vie !! J avais prepare mon poique nique et je suis allee visiter le marche artisanal et j ai fait a pieds les 6 km pour rejoindre les thermes. C est un lei enclave dans les montagnes et j y ai passe une bonne heure et demie en regardant le coucher du soleil. Ca ne vaut pas les thermes du volcan Villarica (;-) Mailys), mais j ai rencontre un peruvien d une cinquantaine d annee, biologiste, avec qui j ai bien converse. En lui disant que j avais travaille pour AI Chile, il a commence a me raconter sa terrible histoire sou le gouvernemenbt de Fujimori (petite pensee pour Ci qui a travaille pour son extradition au Perou au sein d AI Chile !!) : il a ete accuse de terrorisme et pour cela incarcere et y a subi les pires sevices ; il m a raconte les horreurs perpetrees dans les villages aux fillettes de 10 ans et aux meres, les meurtres, la corruption... Et ca, c etait dans les annees 1990...encore plus proche que la dictature pinochetiste au Chili. C etait bien interssant en tout cas. Et en lui racontant mes impressions sur le Perou en 15 jours, il a partage mes sentiments par exemple sur le fait que la corruption est presente partout et qu elle est tellement infiltree et devenue monnaie courante que c est difficile d en voir une fin ! J ai aussi parle d fait q en tant qe touriste ici on se sent toujours lese ou alors on est toujours suscpicieux par rappot aux prix : tout se negocie (les restaus, les excursions, les cartes postales, les objets artisanaux, le bris des tickets de bus, les hostals, les taxis... tout tout tout), ce qui fait que pour un meme service deux personnes peuvent payer du simple au double ! Du coup, on ne sait jamais si le prix qu on paye est le vrai prix (s il en existe n d ailleurs) et on se demande toujours si le peruvien n est ps en train de nous arnaquer. De ce fait, on entre dans une perpetuelle negociation de prix, ce qui commence a me fatiguer.
Ce cher monsieur m a ensuite expliquee que sa femme venait d obtenir un emploi dans une association de developpement pour la commnaute de Chivay. Du coup, il a restaure un restaurant. Cependant, comme il s est interdit de rentrer dans les combines des agences de voyages (qui amenent toutes leurs bus remplis de touristes dans un restau "typique"), ca marche pas fort. En fait il m exliquait que bien souvent, les guides n en sont pas et qu ils ne sont pas remuneres par les agences. Du coup, leur salaire vient de ce que leur verse le restau et les hotels ou mangent et dorment leurs clients (ex : en entrant dans un restau, le guide va dire au restaurateur "tu me donne 7 soles sur les 15 que tu fais payer pour le repas et je t emmene manger 45 personnes"). Du coup, le soir, il m a invitee a sa peña ou j ai vu des danses typiques comme le Witti (=danse de l amour) durant laquelle le garcon revet une robe. La tradition dit que les peres etient tres jaloux que leur fille puissent tomber amureuses et ue donc les garcon s habillaient en fille. Lors de cette danse, les danseurs sautent d un pied sur l autre, pour imiter le condor avant son envol. Les costumes sont magnifiques. D ailleurs toutes les femmes sont habillees ainsi a longueur de journee et elles sont tres elegantes dans cette robe typique toute brodee.
Le lendemain, j ai repris le car de touristes a 6h du matin pour aller observer les condors. Ils nichent dans les parois du canyon et tournoient environ 3 fois par jours pendant une demie heure. C est vraiment tres impressionnant et superbe a la fois. Nous etions situes a la Cruz del Condor (point le plus haut). Les condors sont les oiseaux qui volent le lus haut (jusqu a 4000m) et qui ont la lus grande capacite de "plannage". Ils peuvent faire jusqu a 3m d envergure a l age adulte. Ils remontent donc le canyon an altitutde et font des cercles, passant a qq dizaines de metres de nos tetes. C est beau !
Puis retour vers Chivay et ensuite Arequipa.

lundi 2 juillet 2007

Perou - Arequipa (02.07.2007)

Apres l almuerzo sur l ile de Taquile, retour a terre a Puno pour prendre un bus vers Arequipa. Evidemment, j ai toujours de la chance ! En entrant dans le bus, deux peruviennes et un peruvien ont commence a distribuer des manteaux a tous les passagers avec un air de pitie. Sentant le coup bizarre j ai refuse la combine (seuls les estrangers l ont fait d ailleurs). Il s agissait de contrebande et donc chaque passager devait mettre sur lui l un de ces manteaux pour faire croire que c etait le sien. Et puis durant toute la premiere demie heure, ils ont fourre des sachets plastiques remplis de je ne sais quoi dedans dans tous les recoins du car, jusque sous nos pieds !! Evidemment, nous avons ete arretes une premiere fois au passage de douane a Juliaca : les douaniers ont trouve deux sacs suspicieux et donc ont fait descendre tout le monde pour controle : fouilles, comptage de manteaux… La plupart en avait donc deux (le leur et celui des peruviens) et donc ont ete amenes au poste. Nous autres etrangers, benh on les a attendus gentiment pendant 1 heure dans le car (heureusement y avait Pearl Harbor !! Lol). Deux heures plus tard, re-controle, mais de la soute cette fois ci : tous les sacs ont du etre ouverts: 2h de perdues et toutes les affaires des contrebandiers trouvees. Mais bon, personne n a ete arrete: Seule la moitie des affaires a ete saisie et les peruviens sont repartis comme si de rien n etait dans le car !

Me voici desormais a Arequipa, dans le sud du Perou. La ville blanche comme on la surnomme. C est une ville absolument magnifique. Ses monuments de pierre blanche sont incroyablement sculptes. C est un vrai delice. J ai visite toutes les Eglises, mais notamment la cathedrale, le couvent Santa catalina (qui est une pure merveille : une ville dans la ville, tout de rouge et de bleu vifs), le musee de Juanita (une inca de 12 ans qui a ete donnee en sacrifice vers 1440 en haut d un volcan de la region pour calmer la Pacha Mama, et dont le corps a ete aussitot congele par les glaces et retrouve intact lors du degel : elle est parfaitement conservee, meme jusqu a tous ses organes internes, c est stupefiant!). Il fait une chaleur de fou la journee : 25 degres !

Demain et mardi, je pars pour le Canyon de Colca notamment obsever le vol des condors.
Tout va toujours tres bien meme si le temps file a une vitesse folle !

Perou - Lago Titikaka (30.06-.01.07.2007)

Mes deux tours sur les iles du lac Titikaka (qui ne s ecrit pas Titicaca, et qui se prononce “titikjrakjra” ou qqch comme ca !) a ete super instructif. Bien sur, je faisais partie d une excursion en groupe avec un guide, ce qui fait evidemment perdre de l authenticite des choses. Neanmoins, ce fut tres interessant car le contact durant une journee avec une familla d autochtones a ete riche.

Le lac Titikaka (Titi = la roche, la Pierre ; Kaka = Puma) est le plus haut lac navigable au monde (4000m). Il est enorme (mince, j ai oublie mon cahier avec toutes mes notes ! Lol ! Je ne pourrai pas etre precise). Mais comme je suis attentive, je peux vous dire que les iles flotantes sont au nombre de 48 et qu il y a ensuite 4 iles naturelles principales : Taquile et Amantani cote peruvien ; Ile du soleil et Ile de la lune cote bolivien. C est un lac ferme car les 4 fleuves qui se jettent dans ou partent du lac ne donnent sur aucun ocean. Il est de formation volcanique.

Nous voila partis samedi matin a une equipee de 20 personnes : une familla de francais (des profs pour changer !), des americains (eux, je les aurais tues sur place car ils cherchaient seulememnt leur bouteille de Coca ou a faire des blagues bien grasses...ils etaitçent US, desolee pr le peuple americain!), des argentins (le “ch” au lieu du “y”), une espagnole (le “sssss” et la langue entere les dents bien prononcee > ah mais c est que maintenant je commence a entendre les differences d accents !), des anglais, des italiens… Evidemment, je me suis liee d amitie avec les freres et soeurs argentins et l espagnole Laila et puis j ai aussi jouee d interprete pour la famille de francais.

On a commence par les iles Uros ou vivent les descendants des Uros. Ce sont des iles flotantes en “totora” : pour vous imaginer, ca ressemble vaguement a du bambou. Les iles sont flottantes et donc artificielles, et cette plante qu est le totora sert pour tout : la construction des iles, les maisons sur les iles, les bateaux, les objets… C est assez impressionnant de voir comment ca tient ! Evidemmnt maintenant, avec l arrivee du tourisme, les choses ont change : le nylon a remplace les tiges des plantes pour les armatures, les panneaux solaires permettent a certains d avoir la TV, les bouteilles de plastiques viennent renforcer les constructions… Bref, tout change. De ce que j ai peu discuter avec eux, ils voient cela comme un progres et ne le ressentent pas comme une destruction de leur culture sinon comme une restructuration. Par exemple, un pere me disait qu il etait bien content de recevoir de l argent du tourisme pour pouvoir utiliser les bateaux a moteurs et ne plus ramer pendant 14h pour conduire toute sa familla sur l ile la plus proche : Taquile ! Evidemment, de mon point de vue, cela perd de son charme, mais peut on accepterque certaines cultures n´evoluent pas seulement parce que ca permet aux occidentaux de se depayser ? Apres tout, tout le monde a droit au progres et a la modernite… l aspect plus critiquable est quand ca se fait dans des conditions nefastes. Par exemple, l expansion du tourisme a Puno a fair que de nombreux hotels se sont construits et rejettent leurs eaux dans le lac. De ce fair, une enorme pollution s est developpe depuis 20 ans et le premiere partie du lac regorge deja de lentilles vertes. C est un vrai probleme pour la peche et la survie des Uros qui vivent de l eau du lac. Un plan de developpement ecologique est en train de se mettre en place, mais comme toujours… l argent manque !

Apres cela, nous nous somme diriges vers l ile d Amantani, a 3h de bateau. Nous y avons ete accueillis par les mamas des famillas (quelques unes seulement je vous rassure) en tenue traditionnelle. Nous nous sommes repartis a deux / familla (j etais avec Laila : espagnole travaillant au Perou dans une ONG de developpement durable donc bien calee sur les sujets des indigenes). Nous vonc pris connaissance avec la familla : 6 enfants, le pere et la mere. Seul le pere et les deux premieres filles savent parler espagnol, les autres seulement quechuq. Alors nous avons parle par gestes, et par traduction simultanee ! Nous etions dans l une des famillas des plus pauvres alors ca nous a permis d experimenter la chose jusqu au bout : la plupart ont des panneaux solaires qui leer permet au moins d avoir la lumiere le soir, ils ont aussi l eau qui arrive jusqu a la cuisine et une maison suffisamment grande. Bon benh nous, on mangeait par terre dans la mini “cuisine”, on a vecu a la boggie, et l eau etait a economiser puisque ramenee du lac dans des seaux ! Pour vous imaginer quand meme : les maisons sont en adobe (brique faites en boue, paille et cailloux), tout est de terre, ce que j appelle la cuisine est en fair l espace du tour traditionnel alimente par les feuilles d eucalytpus (ce qui donne un gout et une odeur a la nourriture).

Nous avons passe toute la journee avec eux a partir du repas du midi jusqu au lendemain matin. C etait riche ! On a beaucoup plaisante avec Laila car evidemment l aliemtation est plus que basique : entree = soupe de papas (pommes de terres) ou de quinoa pour les jours de fète, plat = papas et riz. Ah benh on en abatí des proteines pour monter dans les champs pour aller voir le betail, ramener les recoltes pour le soir et aller chercher l eau ! (l ile est toute en pente). Le soir, apres avoir vu le coucher du soleil depuis le haut de l ile (la descente a ete floklo : nous, dans le noir complet, on se cassait la goule, tandis que eux autres ils connaissent le chemin les yeux fermes), nous attendions le souper avec impatience !! Soupe de papas, puis papas agrementee d un bout de fromage… Le soir, nous avons tous asistes a un spectacle traditionnel. Puis dodo dans des lits en totora, il faisait aussi froid que dehors (donc zero). Evidemment, durant la nuit, j ai eu une envie pressante...le challenge !! Trouver dans le noir les escaliers, puis le chemin pour aller aux toilettes a travers les brebis et les briques d adobe en train de secher (c est comme la cabane au fond du jardin), puis revenir ! Meme que j ai fait tout ca sans tomber !
Le matin, benh ca va vite : pas de toilette (meme de chat) puisque pas d eau donc on se sera lavees les dents en arrivant au lac… Je vous rassure, le matin ….. encore des papas !! Beh attends, faut pas casser l effet de surprise ! Ce sont des genres de tortillas a base d oeufs et de papas et un the de muña (une plante).

Bon, je raconte tout c sur le ton de la plaisanterie, mais sincerement c etait bien comme experience. Eux, disons que leur vie se resume au fait qu ils vivent avec le soleil et selon leurs besoins primaires : manger et se reposer. Le premier besoin occupe les 3/4 du temps: leves avec le soleil (vers 5h30), ils vont aux champs chercher l eucalytpus pour allumer le four, puis les femmes preparent a manger (ce qui demande patience et temps : le micro onde et le gaz sont une realite bien lointaine evidemment !!), les hommes s occupent du peu de betail qu ils ont ou reconstruisent les maisons, les enfants ne sont pas epargnes (ils tissent, ils vont chercher l eau au lac, et vont parfois a l ecole quand les parents ont l argent). L ile se couche en meme temps que le soleil, quand la nature s appaise aussi.
Quand le pere nous questionne sur la grandeur de Lima, comment lui expliquer ? (on repondra que c est aussi grand que le lac Titikaka), quand il nous questionne sur notre vie (“vous avez combien d enfants ? Vous faites quoi ?”) on lui repond qu on etudie, qu on voyage, qu a 22 ans on n est pas encore mariees.

Le lendemain matin, on s est rendus sur l ile de Taquile : beaucoup plus verdoyante et coloree, beaucoup plus riche aussi. Les similitudes sur les eux iles sont cependant notables : on y parle quechua en premiere langue et castillan ensuite. L anglais commence juste a etre implante dans les ecoles. Les iles comptent environ 2000 hbts pour 12 ou 9 km carres. Bizarement ils vivent surtout de l elevage et des cultures : ils ne pechent pas. Les iles ont ete habituees depuis 200 ans avt JC, envahies par les Incas en 1480 environ. Les touristes sont arrives ils y a 20 ans environ.

Perou - Puno (29.06.2007)

Je me trouve en ce moment a Puno : la ville au bord du lac Titicaca. J y suis arrivee apres 6h30 de bus. 6h30 qui m ont permis de decouvrir le Perou de l interieur, meme si c etait a travers une vitre! J ai traverse tte la region agricole de l altiplano et j ai vu le travail des champs : tres rustique, artisanal, rudimentaire. On ne parle pas de tracteurs ici, mais bien de tout un travail a la main, a la force des muscles.
Les femmes conduisent le betail au champ, elles lavent les vetements au bord de la riviere qu´elles etendent ensuite a meme la terre pour le faire secher, elles aident aux travaux agricoles aussi. Elles font toutes ces taches vetues de leur tenue traditionnelle, qui est loin d etre la + appropriee!! Jupons blancs, jupes bariolees de toutes les couleurs, poncho multicolore dans lequel se trouve le bebe. Generalement, elles ont les cheveux longs tresses en deux nattes qui tombent jusqu aux fesses et portent un chapeau haut de forme ou chapeau melon qui leur donne une allure bizarre car constrastant avec leur petite taille. Le poncho a ici une vrai valeur utilitaire : on y met le bebe, les recoltes, le bois, les objets lourds... tout en somme! Ca change de l aspect touristique dans les grandes villes ou les femmes demande la piece quand tu veux les photographier avec le bebe dans le dos.
Le travail des champ est vraiment d un autre temps : les chevaux pietinnent les recoltes pour en faire sortir les graines, ou alors on tape dessus avec un baton ; les graines des epis sont separes en lancant en l air et le vent se charge de separer les elements les plus lourds des plus legers ; les enfants preparent les briques d adobe dans la boue et la terre...

Ce qui m a choquee encore une fois c est cette misere. C est terrible, je ne m habituerai pas je crois. Et puis c est aussi ce rapport tres “utilitaire” avec la vie. Je ne sais pas si j utilise les bons mots : mais disons qu on se soucie peu des consequences de ses actes, on pare au plus presse, au plus pratique, au plus efficace. Par exemple, c est la cas avec le rapport avec l´environnement : pourquoi prendre la peine de ramasser ses detritus pour les mettre dans un endroit fait pour? Non, autant tout jeter a travers les fenetres du car (polystyrene, sachets plastiques, bouteilles de verre) alors que l on traverse cette region magnifique de l altiplano !! Les villes sont jonchees de detritus et de sachets plastiques qui volent : un nouveau decors ... merci la modernite! Ca me fait penser a ta reflexion sur Q enqo, Jay.

L arrivee sur Puno a ete ... comment dire ... surprenante !! Je m attendais a une vue splendide sur le lac Titicaca, un coin a photos, de reves. Et bien, la ville de Puno est en fait un amoncellement terrible de maisons construites a la tout va, sans forme, qui tiennent a peine debout, dont les ouvertures censees etre des fenetres paraissent comme des trous beants dans la montagne. Une ville horriblement moche, horriblement pauvre et horriblement triste. Voila la vue que l on a en arrivant a Puno. Le lac... pour l apprecier, il faut bien tourner le dos a la ville et etre a 10m du rivage! La pauvrete est encore plus frappante ici parce que dans les terres meme si le travail est dur, au moins ils semblent avoir de quoi manger.

Demain, je pars pour une excrusion de 2 jours sur les iles du lac : ce sont des iles flottantes en bambou construites pr des “tribus” peruviennes qui ont garde toutes leurs coutumes. Je reste consciente que tous les jours des dizaines de touristes font la meme chose que moi... et que donc la tradition peut en etre alteree. Mais bon, ca me plait car je vais decouvrir des coutumes et des rites ancestraux, une forme de vie particuliere, et surtout je vais passer la nuit dans une famille. Je mange avec eux, je dors et vis dans les memes conditions qu eux : pas d eau, d electricite, de chauffage (a 4000m).

Perou - Machu Picchu (27-28.06.2007)

Je reviens donc du Machu Picchu (MP).

C est vraiment un lieu magique, hors du commun, indescriptible. Seule la beaute du site peut s apprecier a sa juste valeur en le voyant et non en le decrivant. Neanmoins, je dirais que ce lieu est empreint d histoire, charge de secrets, d une beaute incroyable : en haut d une montagne, une ville Inca d une extraordinaire precision dans son architecture et qui tient a flanc de falaise. Un environnement verdoyant. Bref... c est magique!

Apres 4h de train je suis arrivee le mercredi a Aguas Calientes, une ville pour touristes ou tu es halepaguee tous les 2 metres par les restaurateurs et les hoteliers qui te vendent tous le meme menu, au meme prix, avec le meme Pisco Sour gratuit ! C est vraiment une ambiance horrible, une ville factice construite pour recevoir les touristes qui vont au MP. Malheureusement, les horaires de train et l isolement du site font que Aguas Calientes est un point de chute oblige.

Je suis donc montee le lendemain au MP (je vous passe les quelques peripeties) a 6h du matin pour apprecier les premiers rayons du soleil. C etait incroyable l ambiance : en plein milieu des ruines dans une ambiance mysthique. C est aussi le meilleur moment pr decouvrir le site car de 6h a 11h seuls les touristes ayant dormi a Aguas Calientes sont sur le site (a 11h, commencent a arriver les premiers trains en provenance de Cuzco). J ai donc profite de toute la matinee pr parcourir librement le site : pont inca et Wayna Picchu (montagne qui surplombe les ruines et qui offre une vue superbe ; il faut la gagner cette vue car l ascension de la montagne est particulierement difficile... mais tout se gagne !).

Un moment d hesitation... et puis on y va !


Ca, c´est la pont inca : ils sont fous je vous dit (construit a flanc de colline et de quelques centimetres de large seulement)
Puis direction le Wayna Picchu : colline qui surplombe le site (pic qui se voit sur la premiere photo...si si, ca se grimpe !!)
Ou plutot ca s escalade par endroits !!
Mais apres une heure et quart d efforts et de sueur...on est bien recompensés par cette vue imprenable !!

A 12h, j ai eu ma visite guidee de 2h30... j en ai appris de choses! Je suis rentree a Aguas Calientes a pied : la descente est sympa (le matin, j etais venue en bus). Rentree bien fatidieuse sur Cuzco porque el tren se demora 4h30.

Perou - Valle Sagrado (25 et 26.06.2007)


Vue de Cusco (Plaza de armas notamment) depuis les hauteurs de la ville

Ca y est le mal des montagnes, le soroche, est presque derriere moi ! Je ne me sens pas comme un jour de super forme, mais au moins je ne suis plus malade et fini le mal de tete. Ca change la vie et surtout ca permet de se projeter un peu plus aisement dans le parcours genialissime qui m attend ces prochains jours.
Hier j ai donc visite plsrs sites archeologiques autour de la ville et aujourd hui encore mais cette fois ci dans ce qu on appelle la vallee sacree. J en apporends des trucs je vous jure. Les incas ont vraiment forme une culture incroyable, avec des techniques architecturales de fou, une perfection magnifique... d autant plus les conditioins materielles de l epoque.



Le Saccsayhuaman (prononcez Sexy Woman comme les anglais !!) : temple certainement dédié au serpent. Construit en 3 etages, tous en zig zag. Lieu où se termine le festival de l´Inti Raymi


Le KoriKancha (anciennement Temple du soleil avant l arrivée des espagnols, désormais Couvent Santo Domingo). Om peut voir le drapeau des Incas avec les couleurs de l´arco iris (arc en ciel)


Alors evidemment je suis les cars de touristes qui partent tous a la meme heure le matin et font
les memes excursions et les memes restaurants et les memes pauses photos !! Oui ca perd de son charme et j aurais 100 fois prefere le faire moi meme et prendre mon temps de voir les choses, parler avec les locaux... Mais je ne regrette pas car la source d information que j obtiens en ayant un guide super est absoluement irremplacable et indispensable pour comprendre ce que je vois. J apprends bcp. Pour ceux qui me connaissent bien, je note tout dans un carnet et je compte bien en faire qeulque chose au propre au retour avec les photos qui vont avec, oui Mailys des 100taines de photos...!
C est tellement enrichissant cette culture, c est incroyable, ca donne une vraie lecon de vie et ca fait reflechir ! Et puis c est colore, nature, vivant.
Moi, devant la vallée sacrée

La Vallée Sacrée
Une indigène au marché à Pisac


Ollantaytambo : temple Inca construit en terrasses (point particulier aux Incas)


Eglise du village de Chinchero, comaparée a la Cistione pour ses plafonds entièrement peints.


Demain, direction Aguas calientes depuis Cusco en 3h de train. Je vais visiter la ville, profiter des thermnçes et me reposer. Jeudi matin, voy a levantarme tempranito comme ils disent : 5h pour etre des 6h30 a l entree du Machu et y voir les couleurs de l aurore ! Ah que j ai hate d admirer cette autre merveille et d en apprendre plus sur le pourquoi du comment.

Voila ! J adore, je suis dans mon element. Je parle espagnol a longueur de journee dans mon groupe de touristes. Bon, 2 jours avec les memes personnes ca va quand mm ! Demain, je vais rencontrer d autres gens ! Meme si ca me saoule parfois tous les incovenients du voyage en groupe, j ai appris a rire des reflexions parfois stupides ("ils utilisaient de la dynamite les incas pr bouger leurs blocs de pierre?" Oui oui mon grand ils avaient meme des pelleteuses !!), les pauses pipi... Mais au moins je ne suis pas avec des english !!

Un gros bisou a tous

PS Helo > t es tte rouge sur tes photos de Guada!! je sais que c peut etre le flash, mais bon le rouige est bien vif !! Continue de t occuper des tortues va !!

PS Mai > merci pr les nvelles santiaguilñlaines (ou qqch comme ca). Jte souhaite plein de courage pr ce fichu rapport -tu vas en voir la fin tu vas voir- et ces derniers jours de travail. Bon retour en Franchouland. Disfruta de tus momentos con Yann: Puedes enviar mi ultimo correo a Angie por fa ? Ahorita la voy a adjuntar en mi lista.

PS mam Pap > all is Ok ! Practiquen su español antes de llegar !!

PS Angie > Cuidate chica. tuviste la respuesta de Lille ????

PS Jib > how are U ? Still in berlin with Marjo ? Do U spek fluent german now ??

PS Dadinou and Flo > sin noticias = buenas noticias ? Estan mudandose

Perou - Cuzco (23 et 24.06.2007)

Bon, alors je crois que ces vacances seront definitivement marquees par des peripeties ! Bien arrivee samedi matin a Cuzco et a l´hostal muy bonito. C est bourre d americains et d anglais... ca me coute de parler anglais mais bon...ou je fais ma muette ou je parle anglais... j ai choisi la seconde solution! et ce qui m enerve encore plus c est que tous les peruviens te parlent en anglais tant ils y sont habitues...

Bref. Samedi, j ai commence a me sentir tres faible, mais je suis allee faire un tour en ville car comme c est le festival du soleil y a des defiles en musique tres colores sur la Plaza de armas.

Mais je suis rentree rapidement car je ne me sentais pas bien. Et bon, en gros, moi qui faisait ma maligne en disant "J ai passe une semaine en argentine a 4000 metres et je n ai rien ressenti, ca sera pareil au Perou"...benh nan !! Voila t y pas que depuis samedi je souffre du mal de l altitude : Cuzco est a plus de 3500m. Ca veut dire mal de tete terrible, vomissements, pertes d equilibre. Et beh c est pas drole car je suis une veritable loque. J ai donc dormi depuis samedi non stop. Hier c etait l apogee du festival, le gros truc quoi avec une procession de 10h a 17h qui part de la place jusqu au sommet de la colline avec des rites, des chants, des danses. Le truc que tous les touristes attendent quand ils viennent a Cuzco a cette periode. Et benh moi, je me suis contentee d ecouter la musique depuis mon lit. Je suis degoutee, litteralement degoutee !
En allant en ville a la pharmacie, j ai bien essaye de suivre la procession, mais au bout de trente metres et quelques dizaines de marches...y avait plus d´Elsa ! J ai mis 1h aller-retour pour aller jusqu a la pharmacie, je tiens a preciser qu´elle est a 1/4 d heure en temps normal ! Vu mes symptomes ils m ont donnee des ptites pilules pr le mal d altitude me disant que ca passe generalement en 2 a 3 jours et qu il faut donner le temps au corps de s habituer. Aujourd hui je me sens deja beaucoup mieux, meme si ce n est pas la grande forme. Pour rassurer maman, je ne vais pas retourner a Lima parce que c est plus bas. Je ne vais pas gravir le Machu Pichu aujourd hui non plus. Je vais essayer de rester tranquille, de faire les choses calmement et je vais aviser au fur et a mesure. Mais je parlais avec des australiens et des anglais a l hostal et ils me disaient qu a eux aussi ils leur avait fallu 2 jours d adaptation, et qu ils avaient toujours des genes respiratoires : en fait ton nez et tes yeux sont super secs, ton coeur s emballe vite, tu as du mal a respirer. Pour certains comme pr moi, c est plus violent que pour d autres, surtout quans tu arrives fatiguee. La femme de l hostal m a dit que le climat entre l Argentine et Cuzco est tres different et que c est pr cela que j ai pu ressentir differemment les 2 experiences.

Mais de ce que jai entrapercu de Cuzco, c est absolument majestueux et magnifique : tout en pierres, des batiments anciens, une atmosphere particuliere. Les peruviens aussi ajoutent au charme : ils sont tres marques de peau, les femmes marchent toutes avec le guagua (=bebe) dans le poncho sur le dos. J adore. Ca change du Chili ! Et puis ici, meme si les nuits et les matinees sont fraiches, la journee il fait entre 14 a 17 degres ! L hiver est plutot tres doux !

Alors voila ce que j ai prevu de faire, evidemment, j aviserai si je me sens trop faible, mais je pense que ca va aller.

- lundi, =ajd hui > visite des ruines autour de la ville, du temple du soleil et de la cathedrale. Ca dure tte l apres midi. je voulais le faire seule, c est a dire prendre un bus local jusqu a la ruine la plus eloignee, et revenir en marchant en allant de sites en sites. Mais comme le tour guide ne coute que 9 soles, =2 euros, je prefere me faire balader pour moins me fatiguer.

- mardi > vallee sacree: C erst la visite de trois lieux sacres dont Pisac avec son marche traditionnel. La encore, j aurais pu le faire seule, mais la visite guidee ne coutant que 19 soles - diviser par 4 pr avoir en euros- je vais en profiter et surtout avoir les explications en prime.

- mercredi - jeudi > Machu Picchu. Je pars le mercredi matin a Aguas calientes, cad le village du Machu Pichu, passe la journee la bas, il y a des thermes. Le jeudi matin, je monte vers 6 h du matin au Machu, quand il y a encore peu de touristes. J aurai un guide pendant 3h et le reste de la journee je fais ce que je veux sur le site. Je reprends le train de Aguas Calientes a 17h pour retourner a Cuzco. J avais pense le faire toute seule pr payer moins cher. Mais sincerement, ca necessite une sacree organisation, et ayant ete malade ces deux-trois jours derniers, je n ai rien eu le temps de faire. De plus, c est sur que je vais payer le prix fort, mais parfois, je me dis que pour certaines choses c est plus facile et plus rassurant que de le faire toute seule. De plus la difference de prix n est pas si enorme que ca.

- vendredi > bus de 6h vers Puno. apres midi tranquille la bas.

- samedi - dmche > iles flottantes du lac titicaca et nuit dans la maison d une famille traditionnelle

- dmche soir > bus pr Arequipa

- lundi > journee tranquille a Arequipa

- mardi - mercredi > canyon de Colca

- mercredi soir > bus de nuit pr Cuzco

- jeudi > Cuzco

- vendredi > retour sur Lima et avion dans la nuit pr Stgo

Voili voilou
Gros bisous a tous.

PAP - MAM > don t worry ! Je fais attention a moi, je prends pas de risques
MAILYS > passe le bjr a tte la oficina, bonne chance pr demain et pr cette derniere semaine

Perou - Lima (22.06.2007)

Bonjour tout le monde

Un message rapide pr dire que je suis bien au Perou....mais pas ds la bonne ville !!

Comme toujours LAN, la Cie aerienne chilienne n a pas decolle a l heure a cause de pbs meteorologiques a Stgo et donc je suis partie avec 3h de retard -ca valait bien le coup de se lever a 6h30. Arrivee a Lima je n ai pas pu prendre ma correspondance...et tous les vols pr Cuzco sont full full full vu que c est la pleine periode. Bref ils m ont trouvee un vol pr demain matin 9h apres 2h d attente a l aeroport. Je me voyais deja dormir a l aeroport...
Mais non, LAN a les moyens !! Elle a paye le taxi pr aller jusqu au Sheraton : hotel 5 etoiles en plein coeur de Lima, jacuzzi, piscine, grooms, restau 4 etoiles...tout cela gratuit !! Bref, je suis ds un palace a 905 soles la nuit (un sol = 0.25 euros.) Donc vous imaginez un peu comme je me sens pas a l aise !! En jeans, baskets, mochilla dans un hotel de haut luxe. Ah mais j ai bien mnage, je me suis bien relaxee dans la piscine, j hesitais a faire du tennis mais bon, faut pas trop que je me fatigue !! lol
Finalement, j ai 15 jours de vacances et je ne prends pas si mal le fait d etre arrivee en retard a Lima. Je prends enfin du temps pour moi dans d excellentes conditions...meme si ca ne va durer qu´une apres midi un nuit et quelques heures demain matin.

Bon, meme si je suis bien installee dans mon palace, la demie heure de taxi a travers les rues de Lima m a encore fait un choc : la pauvrete est encore plus grande que dans les banlieues de Stgo, et ca fait mal au coeur. Ca constraste avcc la description precedente, c est sur, mais ici c est pauvre ! C est comme si j avais deja oublie le peu de misere que j avais vu en Argentine.
Chacun s improvise taxi, vendeurs de sieges de voitures, vendeurs de galetes dans la rue. Les bus sont encore plus fous que ceux qui precedaient le transantiago, ils sonttç repeints de toutes les couleurs, ce sont des anciens bus scolaires US pr la plupart. C est une constante la couleur pour cacher la misere, comme a Valparaiso.

Je n ai encore rien vu du pays, mais ici, il fait chaud : 17 degres. Ca change du terrible froid de Stgo. Mais l annonce de Cianan, un stagiaire, de la grande vague de froid a Puno, pointe ouest du lac Titicaca ou je vais aller apres Cuzco, est bien vraie : 200 morts! Alors je me prepare a avoir bien froid dans les hostels surement sans chauffage dans l´atliplano peruvien ! Ah mais c est ca l´aventure !! Ca sera bien plus enrichissant que le monde clos de mon hotel tout beau!

J ai hate d etre a Cusco pour participer au dernier jour du festival du soleil dont l apogee est dimanche. On m a dit que c etait haut en couleur et en musique.

Gros bisous a tous ! J´vous l´dit moi, j ai la belle vie et j ai pas envie que ca s´arrete. Je suis trop bien dans cet autre monde ou chaque escapade est une decouverte et un apprentissage.

samedi 9 juin 2007

Dernier mois à AI-Chile: Capacitacion interna

Le dernier gros projet qui m'a pris du temps, de la patience et de l'énergie, c'est celui de la formation interne à AI-Chile. je vous avais déjà expliqué ce projet. Finalement, après plusieurs mois d'efforts, de rédaction, de compilation, le projet a pris forme.

Basiquement, ce projet était en incubation depuis deux ans, mais jamais personne n'avait été chargé de le faire naître. Réellement ressentie comme une nécessité par les membres et le personnel, le projet vise à niveler les connaissances de tous dans le but de rendre plus efficace l'action et la gestion d'AI-Chile.

Voilà comment j'ai mené ce projet depuis février:

1) Réfléchir à ce que peut représenter une formation interne pour la membresia de AI-Chile (staff, stagiaires, cyberactivistes, membres actifs, coordinateurs d'équipe, futurs membres...)

2) Compilation de tous les documents pouvant constituer une base à cette formation (guides, power point, documents divers) présents au sein de la section ou obtenus en contactant le Secrétariat International à Londres ou la section espagnoles (experte en la matière)

3) Elaboration de una ficha de datos de competencia (comment traduire ça ?) : fiche envoyée à tous le staff pour savoir qui se sent capable et voudrait jouer le rôle de ''formateur'', sur quel thème, à quelle fréquence...

4) Elaboration d'une enquête en ligne sur le site destinée à tous les membres : remplie par 256 personnes, cela m'a donnée une connaissance plus approfondie des attentes des membres d'AI-Chile en terme de formation.

5) Elaboration de una segunda ficha de datos de competencia (destinée au 95 membres qui avaient rempli l'enquête en ligne et qui s'étaient proposé pour être formateur) : au total, 36 personnes se sont proposées.

6) Croisement de toutes les données et rédaction d'un document de synthèse final. Ce document est la base du projet de formation interne : il comprend une introduction qui décrit le projet, l'explication du contenu de tous les atelier de formation, un calendrier annuel.
- en fait, j'ai repéré 10 thèmes importants devant constituer chacun un atelier de formation (ex : "Qu'est-ce qu'AI?", "Que sont les DD.HH?", "L'activisme", "La gestion d'une section"...)...
- ... que j'ai classés en 4 groupes : ateliers de formation sur des thèmes généraux ; ateliers pour former les membres actifs ; ateliers de formation du personnel dirigeant ; ateliers ortant sur des questions pratiques
- pour chaque atelier, j'ai défini : les thèmes à aborder, la stratégie à adopter (diffère selon le public et l'occurrence de l'atelier dans l'année), les personnes aptes à être formateurs sur ce thème, les matériels disponibles
- et finalement, j'ai élaboré un calendrier annuel : c'est une base qui dit quel atelier est proposé chaque mois et à qui il est destiné (il y a entre 2 à 3 ateliers / mois).

7) Elaboration du calendrier 2007-2008 : à partir du calendrier de base, j'ai défini, quels jours allaient être proposés chaque atelier d'ici à mai 2008.

8) Elaboration des documents de support à la formation :
- certains sont destinés au coordinateur et au stagiaires en charge de l'équipe "capacitacion" qui jouent un rôle d'organisateurs (assez boring j'avoue): sur une base mensuelle, ces documents rappellent, pour chaque atelier, ce qu'il y a à faire pour le préparer (qui joindre ?, qui mettre en relation ?, louer le matériel, réserver la salle, envoyer des messages d'invitation, établir une liste des participants, faire les photocopies nécessaires...)
- certains sont destinés à chaque formateur, selon l'atelier dont il est en charge : ces documents leur rappellent le but de l'atelier et la stratégie à adopter, ils proposent un schéma d'organisation de l'atelier (qui dure 4h), leur proposent une trame de travail à travers une fiche de planification
- certains sont destinés aux participants à l'atelier : ce sont les fiches d'évaluation que le coordinateur de l'équipe "capacitacion" doit récupérer, en faire un bilan et voir avec les formtaeurs les changements à faire.


Je ne peux m'empêcher de passer mes nerfs (de nouveau) sur le futur coordinateur de l'équipe. En fait, seule Elena Stephens (Directrice suppléante et chilienne dévouée) connaît parfaitement le projet car elle l'a suivi depuis le début, en m'aidant à l'élaborer. Sergio a suivi ça de loin. Mais je pars d'ici une semaine, donc il fallait mettre quelqu'un sur le projet. Ils ont mis un brillant avocat, mais super overbooké et qui plus est, archi-super-nul en terme d'organisation/coordination. Or, c'est ce qui lui est demandé.
Lui, veut retravailler tout le projet sur le fond, passe 10 min à parler dans le vide sans avoir exprimé clairement la critique qu'il voualit formuler. Il ne comprend rien au projet, ne prend pas le temps de lire ce que je lui envoie. Et quand il prend des initiatives, bah il envoie les mauvais documents aux mauvaises personnes, ou donne de mauvaises dates pour les ateliers, ou les mauvaises équipes... Du coup, personne ne comprend rien à rien. Et comme ce cher Eduardo Saavedra a pris soin de noter en bas de son email "por cualquier consutla, ponganse en contacto con Elsa Sabourin" (en cas de doutes, veuillez joindre Elsa Sabourin). Qui c'est qui reçoit les emails disant "je comprends rien, c'est inadmissible de changer au dernier moment de plan...." Bref, au lieu de m'aider, non seulement c'est un boulet mais en plus je dois fournir double travail pour réparer ses erreurs.
Et puis c'est super frustrant de voir qu'un projet, qui je pense est important tant pour la section que pour ses membres, pas trop mal mené jusque là (je n'ai eu que des compliment sur mon travail), va peut-être tomber à l'eau (ou du moins mal avancer) à cause d'un pauvre type...

Néanmoins, on a commencé aujourd'hui le premier atelier et le prochain est samedi prochain.
Aujourd'hui, c'était un taller qui se répète mensuellement : il s'agit de la présentation de deux équipes d'AI-Chile (sur un système de rotation mensuelle). Franchement, je suis ressortie super contente parce que les gens qui sont venus ont été super actifs et attentifs. En fait, pour beaucoup, c'était la première fois qu'ils venaient à la oficina, qu'ils mettaient un visage sur des noms. Beaucoup sont cyberactivistes ou donateurs, mais connaissent très peu le travail concret d'AI. j'ai beaucoup aimé voir des jeunes de 20 ans partager des idées avec des petites mamies.
Et comme les ateliers sont faits en sorte de mélanger présentations formelles et activités concrètes, ça m'a fait vraiment plaisir de voir autant de ferveur lors de ces activités, autant d'idées surgir, autant d'envie de s'investir.

Parce qu'au quotidien, nous sommes une quinzaine à mener les projets, donc on a l'impression d'être seuls. Mais en fait, les membres ne demandent qu'une seule chose c'est de s'investir concrètement, d'apprendre, d'émettre des propositions... je ne sais pas pourquoi c'est toujours le même petit noyeau qui s'investit tout le temps : manque de temps, manque de communication ? En tout cas, les gens aujourd'hui ont appris à se connaître entre eux, et à nous connaitre. C'est important que les membres ne soient pas seulement des "membres virtuels" (=cyberactivistes) comme le disait une dame. Ils ont vu qu'AI n'est pas seulement une organisation qui émet des rapports, des recommandations, des actions urgentes, mais que c'est aussi et surtout un collectif d'action quotidien.

Dernier mois à AI-Chile: Accion Por México (2/2)

Il était une fois à l'ambassade de México à Santiago de Chile...
Une ambassade mexicaine, une section d'AI, un travail de "coopération"...
Passons à quelque chose d’un peu plus gai ! Si je n’ai aucun soutien dans mon travail quotidien pour l'équipe "Accion por México" par l’absence de membres investis (j’ai bien essayé j’vous jure, c’est pas la volonté qui a manqué !), par contre du côté des autorités, c’est parfait ! Je dis parfait parce que c’est la seule ambassade avec qui nous travaillons qui reconnaît notre travail, tient compte de nos remarques, nous répond… « Les mexicains sont très professionnels (disons, sur le plan administratif), alors nous nous devons de l’être aussi avec eux : on ne peut pas râter un évènement sinon ils vont le retourner contre nous», m’a un jour dit Sergio, le directeur d’AI Chili.
Et c’est vrai : à chacun de mes échanges (par courriels) avec l’ambassadeur mexicain à Santiago (pour envoyer des actions urgentes, les interpeller sur un cas de violation des DD.HH., pour leur envoyer un communiqué de presse…), je reçois un message de retour me disant qu’ils vont étudier le cas et me donner des « nouvelles ». Il m’envoie très régulièrement des bulletins d’information. Il y a un échange très concret, « amical ». Bref, si les choses changent lentement du côté des DD.HH. là bas, au moins ils font quelque chose.
Un communiqué de presse, un coup de téléphone, un rendez-vous...

Un jour, après la publication d’un communiqué de presse, le consul m’a appelée pour me demander une réunion de travail. Oups ! J’espérais secrètement que Sergio me dirait qu’il n’avait pas le temps, mais non : on a accepté ! Bien sûr ! Alors je me suis mise pendant deux semaines dans la lecture approfondie des rapports d’Amnesty, de la Commission Interaméricaine des DD.HH, de la Commission nationale (mexicaine) des DD.HH, de la Fédération Internationale des DD.HH, de la presse… bref, tout ce que je pouvais trouver pour me « caler » sur le sujet des DDHH au Mexique. Et c’est que y’a beaucoup à savoir parce que c’est bien sûr loin d’être un pays parfait dans ce domaine.
Une préparation consciencieuse, du stress...inutiles ? Pt'êt' benh qu'oui!

Après la lecture, est venu le temps de la préparation de la réunion, préparation professionnelle (toujours !) avec interrogation orale de Maïlys (intraitable, allant même me coller sur l’article 1 de la constitution mexicaine !). Ahhh, mais j’avoue m’être stressée pour cette réunion.
En fait, rencontrer un ambassadeur, c’est déjà pas rien. Mais c’est encore plus difficile quand il s’agit de lui parler en espagnol, et que le rapport de force est différent. Je m’explique : jusque là, quand j’avais dû aller « affronter » la población chilena, c’était pour l’informer, lui expliquer des choses qu’elle ne savait pas ; cette fois-ci, j’allais me trouver dans une posture toute autre, il me fallait convaincre et défendre une position.
Mais pour me rassurer, Sergio me répétait : « Tranquila Elsa, sólo son relaciones de sociabilidad, relaciones cordiales. Y piensa que él va a defender lo que no se puede defender, y él lo sabe. Sólo tienes que prepararte bien para ser reactiva : se puede que te diga « pero no conoces México, nunca fuiste » ; « sólo tienes 22 años, eres francesa, cuál es tu legitimidad?[1].
J’avoue que je n’ai pas beaucoup dormi les nuits précédentes, des idées me surgissant dans la tête : faut que je pense à ça, faut que je dise ça, et que dis-je s’il me demande ça…. ? Pour me rassurer, Sergio m’avait dit « Sabes, no tengo el tiempo de preparar esta reunión. Cuento contigo (c’est c’la oui!). Y espero que no vas a congelarte como Esztella (l’ancienne coordinatrice qui n’a pas pu dire un mot lors d’une autre réunion).[2] Ah benh ça m’a tout de suite mise à l’aise...

Le mercredi 6 juin, à 10 heures, au 318 rue Felix d'Amesti...
Avec Sergio on entre dans le bureau de Francisco de la Lama Rebollo (así se llama el embajador). Une grande tape dans le dos : « Qué tal Sergio ? Hace cuanto tiempo que no nos vimos ? Hola Elsa, mucho gusto conocerte.” [3] Euh benh euh, là, y’s’passe quoi les mecs? Un peu déconcertée par cette familiarté, je savais pas si je devais rentrer dans le jeu de “ah, t’es cool comme mec toi!” ou alors continuer sur la ligne très coincée ! Alors bêtement, j’ai tendu la main et j’ai dit un simple « Buenos días Señor », j’avoue que ça dénotait ! Enfin bref. Ca a continué entre chistes y bromas, con cafe, [4] et puis quand même des thèmes sérieux ( !!).
Sincèrement, j’avais préparé un « discours » bien rôdé, avec des parties, des enchaînements logiques, tout quoi! (1- remerciements ; 2- reconnaissance des efforts produits au niveau international ; 3- le « sin embargo [5] » rien n’est fait au niveau national ; 3- tous les thèmes sur lesquels on demande une action concrète du gouvernement ; 4- des questions).
Bah, j’ai quasiment rien pu caser : et là réside ma plus grande déception ! Sa technique : rester super décontracté, et parler parler parler parler, lancer une boutade de temps en temps histoire de faire bien. Sergio a quand même réussi à lui faire éclaircir certains points, mais est resté plus dans un cadre de propositions, et non de critiques. J’ai quand même parlé, en l’interpellant sur des points. Mais j’aurais eu tant à dire… Mais ma position était uniquement celle de critiquer, alors que le ton de la réunion était sincèrement super enjoué et amical.

En sortant, j’ai tout de suite dit à Sergio “Odio este mundo facticio : parecemos como amigos mientras que somos opuestos[6]. Sergio m’a dit : « Bienvenida en el mundo del lobby! El embajador es la vitrina de su país, tiene que venderlo. Sabe perfectamente que casi nada se hace en México en materia de los DDHH. Nosotros estabamos acá para criticar la política mexicana. Cada uno desempeño bien su papel. Y no creo que fue falso, sólo tienes que saber que la diplomatia es un arte : un arte inventado para resolver los conflictos sin daños. No es falso sino una manera de comunicarse”. [7] Hum, ça me laisse perplexe quand même!
Et Sergio d’essayer de me convaincre de l’utilité de cette réunion sur le chemin du retour “No tienes que ser desalentada : es cierto que tal reunión no va a cambiar la situación del día por la mañana, tampoco este hombre tiene el poder para actúar, sólo es un representante de su país.” Et moi de demander : “Pero a qué sirvió entonces?” –“A mostrarles que estamos mirándoles : no pueden hacer lo que quieren. Hoy día, de nuevo, les dijemos We’re watching you. Tu no vas a ver los resultados de esta reuníon, pero estamos trabajando a largo plazo : diez quizás quince años[8]... Il faut de la patience dans les DDHH moi j’vous l’dis!

Bon, mais devant l’enthousiasme de Sergio, du coup, je me suis persuadée moi aussi que nous avions servi à quelque chose ! Une excellente expérience. Ce que j’ai découvert aussi, c’est que c’est absolument inutile dans ces cas là d’en savoir une tonne : la meilleure approche est toujours de pousser son interlocuteur dans ses retranchements.
Et comme je suppose que y'en a qui vont me dire : "on n'a rien compris à tes passages en espagnol...", je vais vous éviter d'aller chercher dans un dico:
[1] Ne stresse pas Elsa, ce sont seulement des relations sociales, des relations cordiales. Et dis toi que lui, il va devoir défendre l'indéfendable, et ça, il le sait très bien. Tu dois seulement ne pas te laisser déconcerter par des questions: il se peut qu'il te dise ''mais tu ne connais pas le Mexique, tu n'yas jamais été'', ''tu as seulement 22 ans, tu es française, quelle est ta légitimité à t'imiscer?"
[2] Tu sais, je n'ai pas le temps de préparer cette réunion. je compte sur toi. Et j'espère que tu ne vas pas te figer comme Esztella la dernière fois
[3] Comment ça va Sergio, à quand remonte notre dernière réunion ? Bonjour Elsa, enchanté de faire ta connaissance.
[4] entre blagues, boutades, avec café
[5] cependant
[6] Je déteste ce monde factice : on était comme des amis, alors que nous sommes opposés.
[7] Bienvenue dans le monde du lobby! L'ambassadeur est la vitrine de son ays, il doit le vendre. Il sait parfaitement que presque rien ne se fait au Mexique en terme de DD.HH. Nous, nous étions ici pour critiquer la politique mexicaine. Chaque ''camp'' a joué son rôle. Et je ne crois pas que ça ait été faux, tu dois seulement savoir que la diplomatie est un art : un art inventé pour résoudre les conflits sans morts. Ce ne sont pas des relations fausses, mais c'est seulement une façon de communiquer avec les autres.
[8] Tu ne dois pas te décourager : c'est sûr qu'une telle réunion e va pas changer les choses du jour au lendemain, et cet homme n'a pas non plus le pouvoir de le faire c'est seulement un représentant de son pays. Et moi de demander ''Mais alors à quoi a-t-on servi?'' - A leur montrer que nous les surveillons : ils ne peuvent pas faire n'importe quoi. Aujourd'hui, de nouveau, nous leur avons dit "We're watching you". Toi, tu ne verras pas les résultats de cette réunion. Mais nous travaillons sur le long terme : dix peut-êre quinze ans"

Dernier mois à AI-Chile: Accion Por México (1/2)

Bon alors voilà, je sais il y a vraiment du laisser-aller. Déjà trois semaines sans nouvelles : « bouh Elsa bouh !». J’avoue. Mais les choses s’accélèrent et je déteste cette sensation parce que je n’ai aucun moment pour moi, et je suis crevée, et je n’ai le temps pour rien.

Comme je disais dans mon dernier post, je bosse énormément ces derniers temps. Ca me plaît, mais je dirais que je ne compte pas mes heures. Et à cela s’ajoute ce fameux rapport de stage, la fatigue, les courtes nuits, le stress par moment, trop de choses à faire en même temps. Bref, les retards s’accumulent : désolée pour les non-réponses aux mails, désolée pour le manque de nouvelles. Je n’ai pas encore regardé pour qui j’allais voter demain. Todo mal !

Mais bon, je vais prendre le temps de vous conter mes dernières semaines. Ca va parler boulot essentiellement, alors que ceux qui n’ont pas envie d’entendre parler travail arrêtent immédiatement la lecture ici ! J'avoue que les articles sont longs, mais je pense intéressants.

Pourquoi tant de stress me direz-vous ? La vie est paisible au Chili ! Au travail, pour les chiliens : oui. Oh, je suis mauvaise là ! Non, mais disons que la petite française consciencieuse et investie que je suis s’est engagée dans divers projets il y a quelques temps de cela. Et évidemment, tout tombe en même temps et qui plus est à la fin du stage, quand la fatigue se fait ressentir et la patience se fait quasi-inexistante.
Devinette : à quel pays appartient ce drapeau? (ça me rappelle mon 1er jour avec Jay à Santiago: bien incapable que j'étais de reconnaître le drapeau chilien parmi dix autres...vergüenza!). Si je vous dis que je suis coordinatrice de l'équipe « Action pour le Mexique »...

Bon, disons pour résumer le problème que je suis l’équipe à moi seule : ni membre, ni soutien, ni cyberactiviste agissant pour les actions urgentes… Alors ça réduit déjà beaucoup le nombre d’actions qui peuvent être faites par l’équipe, mais surtout l’efficacité des quelques activités que j’ai le temps et les moyens de mettre en place.

Mais malgré cela, je ne reste pas inactive ! En collaboration avec l’équipe « Action pour le Guatemala » (qui est aussi composée d’un unique membre : sa coordinatrice Maïlys), nous avons décidé de faire un cycle de documentaires sur le féminicide dans ces deux pays (non, on ne s’est pas regroupées entre frenchies, c’est juste tombé comme ça).
Peut-être certains d’entre vous n’ont-ils jamais entendu parler de ce terme savant qui est en « vogue » dans le vocabulaire sociologique depuis quelques années, et surtout depuis que la condition des femmes est plus étudiée. Le féminicide est la mort d’une femme, généralement violente, par un homme. C’est la forme la plus extrême de la violence de genre, laquelle est exercée par les hommes contre les femmes dans le but d’obtenir pouvoir, domination ou contrôle. Cela inclut aussi la violence intrafamiliale et la violence sexuelle. Le féminicide constitue une discrimination contre les femmes parce qu’il est basé sur le sexe : les femmes victimes de féminicide le sont pour l’unique raison d’être des femmes, donc considérées comme sans pouvoir ni valeur.

Ce thème constitue réellement un problème endémique au Mexique comme au Guatemala, et les chiffres atteignent des niveaux effrayants. Certains d’entre vous connaissent peut-être le cas de Ciudad Juárez, une ville mexicaine frontalière avec les Etats-Unis, où plus de 427 femmes ont été assassinées depuis 1993.

On a donc organisé trois projections suivies de débats : une en commun à Valparaíso (qui a été diférée pour cause de grèves étudiantes), deux autres à Santiago.

Ca commence lundi avec « Killer’s paradise », un documentaire excellent de la BBC. Ce documentaire est vraiment fort, tant sur le plan des images que du contenu : j’ai pleuré tout le long (http://www.nfb.ca/trouverunfilm/fichefilm.php?id=54178&v=h). Le débat sera ensuite animée par ma très chère collègue Maïlys Tisé-a-ou (oui, ici, les chiliens n’arrivent pas à prononcer Tisseau), un ancien coordinateur de l’équipe et une guatémaltèque (en vidéoconférence : si, si, Maïlys fait les choses avec un grand souci de professionnalisme).
Quant à moi, j’organise la projection du vendredi 15 juin. Pour le débat, je devrai me contenter de ma propre présence (Elsa Saba-ou-rine, comme on dit ici) et de celle de la coordinatrice de l’équipe Mujeres.

Bon, mais pour ne pas vous laisser sur votre fin et pour vous faire frémir encore plus sur ce sujet, voici quelques extraits choisis d’un article paru en 2003 dans le Monde Diplomatique. Je pense que ça en convaincra plus d’un que ce sujet est d’une extrême importance…

« Plus de 400 crimes parfaits. A Ciudad Juárez, les femmes sont assassinées selon un rituel immuable : enlèvement, torture, sévices sexuels, mutilations, strangulation. Depuis plus de dix ans, au rythme moyen de deux cadavres par mois, des corps de femmes, d’adolescentes et de fillettes, nus, meurtris, défigurés, sont découverts dans les faubourgs de la ville maudite.

[…] Imaginez un monde où les policiers protégeraient les assassins, seraient leurs complices, feraient emprisonner des innocents en obtenant des confessions sous la torture, et menaceraient voire élimineraient tout enquêteur... Un monde à l’envers, où les autorités fermeraient les yeux, les criminels seraient libres et les innocents martyrisés. Bref, un cauchemar. A un détail près : ce monde d’horreur est vrai, il fait partie de la réalité du Mexique.

[…] Ce qui s’y passe est une insulte aux droits humains. Depuis 1993, plus de 350 femmes y ont été enlevées, violées et assassinées. La majorité de ces femmes avaient des caractéristiques communes : une centaine au moins étaient issues de milieux pauvres, presque toujours ouvrières, toutes étaient menues, brunes et avaient les cheveux longs. La plupart n’ont pu être identifiées, toutes ont été victimes de violences sexuelles, et, sans exception, elles furent toutes étranglées... Les meurtres se répètent, se ressemblent, les sévices sont les mêmes et concernent non seulement des femmes adultes, mais également des adolescentes, et même des fillettes d’à peine 10 ou 12 ans.

[…] Pourquoi les cadavres ont-ils été défigurés et mutilés ? Pourquoi un tel acharnement sur les victimes, un tel sadisme barbare ? S’agit-il de rituels sataniques ? D’orgies perverses de narcotrafiquants ? De vendeurs d’organes ? De sacrifices humains pour le tournage de films-réalité (snuff movies) dans lesquels la victime est violée, torturée et tuée devant la caméra ? Les questions se succèdent à l’infini, sans que nulle enquête sérieuse ne vienne y répondre. Divers témoignages indiquent que les assassins auraient été protégés, dans un premier temps, par les policiers de Chihuahua. Ensuite, ils auraient bénéficié d’appuis dans les milieux du pouvoir liés au trafic de drogue.

[…] Et il y a quelques années, quand un journaliste demande à l’ancien Gouverneur de l’Etat de Chihuahua (Etat où se trouve Ciudad Juárez), celui-ci répond : « cela n’a rien de surprenant parce que les victimes se promenaient dans des endroits sombres et portaient des minijupes ou d’autres tenues aguichantes... ». Comme lui, beaucoup de jeunes « machos » estiment que la violence contre les femmes est un ‘’devoir’’.

[…] Ciudad Juárez se caractérise par ses nombreuses usines de sous-traitance où une main-d’oeuvre à bas prix assemble des produits destinés à l’exportation. Venant principalement de l’intérieur du pays, cette main-d’oeuvre est surtout composée de femmes. Ce sont elles qui font vivre les familles, ce qui perturbe les traditions machistes et patriarcales. En s’immergeant dans le travail, les femmes tentent de s’évader de la pauvreté.

[…] La vague d’homicides a engendré une sorte d’émulation misogyne et transformé ces tueries sporadiques en une véritable obsession criminelle, d’autant plus incitée que l’impunité est reine : des individus guettent dans l’ombre et commettent des assassinats par pur désir d’imitation. C’est le règne des brutes, des pervers, des psychopathes.

[…] Faire disparaître les corps des femmes assassinées est devenu une spécialité de la mafia locale. Le procédé usuel s’appelle lechada, un liquide corrosif, composé de chaux vive et d’acides, qui dissout rapidement les chairs et les os sans laisser la moindre preuve. « Nulle trace », telle est la consigne secrète. Réduire à néant, effacer, gommer, tels sont les maîtres mots.

Le 6 novembre 2001, les corps nus de trois jeunes femmes furent découverts dans un champ de coton dans la périphérie de la ville. L’une d’entre elles était mineure, avait les mains liées dans le dos et avait été égorgée. Le jour suivant, en élargissant les recherches, les restes de cinq autres victimes furent mis au jour. Pressée de trouver des coupables, la police de Chihuahua arrêta deux individus qui, sous la torture, avouèrent être les auteurs des huit crimes. Le procureur, M. Arturo González Rascón, annonça que l’affaire était résolue. Sans qu’aucune véritable enquête ne soit menée, il soumit les deux inculpés à une procédure pénale. Le 14 novembre, au mépris de toute règle du droit et sous la pression de la rue, un juge complice des autorités locales émit un mandat de dépôt. Entre la découverte des cadavres et l’acte judiciaire, une semaine à peine s’était écoulée. Pendant ce temps, les véritables coupables restaient en liberté.

La série noire a donc continué.
Ce même jour, 14 novembre, deux autres cadavres de jeunes filles étaient retrouvés : l’un au Motel Royal, l’autre dans le village de Guerrero. Cinq jours plus tard, dans les faubourgs de la ville, on découvrait le corps à moitié nu d’une autre femme de 21 ans, Alma Nelly Osorio Bejarano, torturée et étranglée. Il n’existe aucun registre pour répertorier les centaines de meurtres de femmes commis à Ciudad Juárez. Les autorités ont l’habitude d’abandonner très vite les recherches : plus de trois mois après la découverte des cadavres des huit femmes dans un champ de coton, des promeneurs ont retrouvé des vêtements et des objets appartenant aux victimes... Cela révèle l’incroyable désinvolture des policiers. »

Nous sommes bien en 2007, au Mexique, non, vous ne rêvez pas. Je n’avais aucune idée de ces atrocités, et de bien d‘autres encore. Mon stage, parmi tous les bénéfices extraordinaires que j’en ai tirés, m’aura permis ça : l’apprentissage d’une autre réalité, une réalité bien triste et cachée.
Alors merci de signer cette pétition :
http://www.amnesty.fr/index.php?/amnesty/agir/campagnes/femmes/agir/mexique_femmes_enlevees_et_assassinees/carte_d_action_sur_les_assassinats_de_femmes_au_mexique

dimanche 20 mai 2007

22...v'a le nouvel âge (18.05.2007)

Le 18° jour du 5° mois de chaque année, mes proches et amis ont pris l’habitude de m’appeler, m’écrire, ou m’envoyer des lettres pour me souhaiter « tout plein de choses pour l’année qui vient et le meilleur tant au plan scolaire que personnel ». Bizarre non ? Normalement, Ces choses là se disent généralement au soir du 31 du 12° mois de l’année. Bon, admettons, que le 18 mai soit aussi une date mythique !

Cette année, les gens se sont massivement passés le mot pour réitérer leur « Je te souhaite tout plein de bonnes choses pour l’année qui vient, et le meilleur tant au plan scolaire qu’au plan personnel ». Incroyable ! D’autant que je suis quand même à des milliers de kilomètres de ce « foyer aimant » qui a inscrit le 18 mai comme une date « normalement » (ça, c’est pour ceux qui, en lisant cet article, vont se rendre compte qu’ils ont zappé. Au hasard…Adel !) immanquable. Et puis cette année, c’était multiculturel : les français avaient passé le mot à l’Union Européenne (une italienne, une allemande, un irlandais, 2 anglo-italiennes, 1 anglaise), à l’Amérique du Nord (1 Californienne et une Bostonienne, mi querida Montréal-city), et au Chili.
Alors c’est dans cette union hétéroclite que l’on a célébré mon entrée dans ma 23° année (;-) pour Hélo). Oui, car c’est bien de mon anniversaire qu’il s’agit.

Bon alors, je vous le dit tout de suite, ce jour là, c’est beaucoup plus avantageux d’être loin de son « foyer aimant qui a inscrit votre date de naissance sur son calendrier ». Alors si le vôtre n’est pas encore passé, prévoyez de partir en vacances ce jour-là ! Parce que comme tu es loin, les gens se disent : « Il faut que l’on fasse quelque chose d’autant plus important qu’elle est loin (bôh, seulement 14h d’avion), seule (oui, car ayant raté mon intégration dans la société chilienne, je erre esseulée), déprimée (oui, ma vie est extrêmement difficile ici) »… Allez, un peu d’humour !

Pour ceux qui n’ont pas reçu de mail de remerciements (ah beh oui, c’est la vie, fallait y penser et pis c’est tout !), je conte ci-dessous mi día increíble de éste viernes (Ok, I admit, that’s more or less a copy/paste !)

Le matin, Maïlys (de ScPo, qui fait son stage avec moi à AI Chile : je précise toujours mais vous devez savoir maintenant…) est venue me réveiller en me disant : « J’ai un colis pour toi de France, de Michelle et Jean-François (pour ceux qui savent pas, ce sont mis padres) ». J’étais encore dans les vapes, je n’ai rien compris à vrai dire ! Il faut dire que la veille on a fait une soirée « vin chaud et fromages » chez l’une des stagiaires, et que l’on avait déjà plus ou moins célébré mon anniversaire en fêtant mes derniers 17 ans (oui, je me la joue : « je ne veux pas vieillir ! »). Alors : « Encore un cadeau ? »

J’ai quand même pris le paquet (j’suis pas folle non plus), j’ai ouvert ………….et ……… WAOUH !
Un sac en cuir superbe, des boucles d’oreille en argent et en jade magnifiques et un châle rouge trop beau !
Admirez cette photo montage
Je n’en revenais pas. Tout ça manigancé depuis des milliers de kilomètres… chapeau bas les parents ! Comme dit Maïlys, il va falloir que les parents arrêtent les surprises parce que ça va devenir de plus en plus dur de trouver des idées neuves ! Bon, je dois dire que le choix des cadeaux par Maïlys (aidée d’Angela, l’une des autres stagiaires) a été parfait et me plaît énormément. La discrétion a été de mise ici, et je n’ai rien vu venir. Troooooooop bien !

Et puis voilà. Je me douche et me prépare (je mets les boucles d’oreilles et le châle : quand même !), je sors : il faut quand même que j’aille bosser ! Le sourire aux lèvres, j’avais juste envie de dire à tout le monde « Et ouai, c’est mon anniversaire à moi, et y’a plein de gens qui y ont pensé et en plus mes parents m’ont encore fait une superbe surprise !! ». Je m’arrête à Castaño (la chaîne de boulangerie / pâtisseries la plus connue à Santiago) pour acheter 4 cœurs en chocolat deux pour chacune de mes « réalisatrices de la surprise » : Maïlys y Angela.

J’arrive à la oficina : Ceci (la secrétaire) me souhaite un bon anniversaire, suivie d’Elena, la directrice suppléante. J’ai aussi eu droit à une tablette de Toblerone ( ;-) Angie qui sait aussi bien que tous les étrangers ici que le bon chocolat est inexistant au Chili à moins de payer le prix fort), un bouquet de tournesols et des gâteaux de chez… Castaño (la marque de pastelería la plus connue j’vous dit) ( ;-) Jess)…

…une mini Esmeralda en bouteille ( ;-) Maïlys)
Non, non, on n'a pas fait de mise en scène...

J’allume mon ordi : oui, il faut bien que je fasse semblant de travailler ! Fêter ses 22 ans n’empêche pas de bosser… Et je reçois un tas de courriels d’anniversaire : quelle bonne surprise de voir que certains y aient pensé, quelle excellente mémoire (hein, Adel ;-)) !

J'travaille...mais pas trop quand même! Et puis admirez la technique de "j’me jette en arrière pour qu’on voit bien mes nouvelles boucles d’oreilles et mon châle"Le midi, hemos almorzado juntos en la oficina. On a passé un moment super agréable.

Angela, Cianan, la cumplañera
Ci, Elena (imitant le petit chien qui sort de l'eau), la cumplañera
Regardez tous ces visages ébahis devant une survivante à son 22° anniversaire... un vrai exploit!

Et puis ça s’est fini par mes gâteaux (oui, maintenant, tout le monde sait que je suis une pro des gâteaux !) : un fondant au chocolat superbement réussi (;-)Pascaline, moi aussi j’ai perdu ma modestie avec l’âge !) et deux tartes pommes/poires/cannelle avec pâte fait maison ( ;-) Marion T). Et bien je dois dire que ça a été un réel succès. Il faut dire que c’était facile parce qu’au Chili, pour les desserts ils ne sont pas super forts : ce sont des tartes d’environ 10 cm de haut, dont 8 cm de crème chantilly écoeurante sur une pâte de on ne sait quoi. Ah, parfois ils rajoutent des décorations pour faire bien … Donc forcément tous les chiliens étaient ébahis… J’lai ai tous dans la poche : facile j’vous dit ! Et puis, ça a été un franc succès aussi pour le lavage de plats ( ;-) Ci) : les chiliens ne connaissent pas les plats Téfal. Non, j’en rajoute, ils ont d’ailleurs une super pub avec un slogan qui tue : « Tefal® te falta ? » (ou, en français : « Tu n’as pas de Téfal® ? » (ah, déjà, ça sonne moins bien !). ;-) Maïlys, la pro de word : as-tu vu mes progrès pour les insertions de caractères spéciaux?


















Alors Ceci et Ci se sont gentiment proposés pour racler les fonds de plats !

Et le soir, nous sommes allés à l’Ali Baba, pour manger …

(non pas la danseuse, c’est juste un indice) ... pour manger…arabe (oui, j’aurais dit grec ça aurait été bizarre).

Jacob, Laura et Cianan

Angela, la cumplañera

Novella et Fabienne

Bien sympa ! Puis, petite soirée tranquille pour finir ça à l’appart.

Quelle belle journée ! On refait ça quand ?