Mes deux tours sur les iles du lac Titikaka (qui ne s ecrit pas Titicaca, et qui se prononce “titikjrakjra” ou qqch comme ca !) a ete super instructif. Bien sur, je faisais partie d une excursion en groupe avec un guide, ce qui fait evidemment perdre de l authenticite des choses. Neanmoins, ce fut tres interessant car le contact durant une journee avec une familla d autochtones a ete riche.
Le lac Titikaka (Titi = la roche, la Pierre ; Kaka = Puma) est le plus haut lac navigable au monde (4000m). Il est enorme (mince, j ai oublie mon cahier avec toutes mes notes ! Lol ! Je ne pourrai pas etre precise). Mais comme je suis attentive, je peux vous dire que les iles flotantes sont au nombre de 48 et qu il y a ensuite 4 iles naturelles principales : Taquile et Amantani cote peruvien ; Ile du soleil et Ile de la lune cote bolivien. C est un lac ferme car les 4 fleuves qui se jettent dans ou partent du lac ne donnent sur aucun ocean. Il est de formation volcanique.
Nous voila partis samedi matin a une equipee de 20 personnes : une familla de francais (des profs pour changer !), des americains (eux, je les aurais tues sur place car ils cherchaient seulememnt leur bouteille de Coca ou a faire des blagues bien grasses...ils etaitçent US, desolee pr le peuple americain!), des argentins (le “ch” au lieu du “y”), une espagnole (le “sssss” et la langue entere les dents bien prononcee > ah mais c est que maintenant je commence a entendre les differences d accents !), des anglais, des italiens… Evidemment, je me suis liee d amitie avec les freres et soeurs argentins et l espagnole Laila et puis j ai aussi jouee d interprete pour la famille de francais.
On a commence par les iles Uros ou vivent les descendants des Uros. Ce sont des iles flotantes en “totora” : pour vous imaginer, ca ressemble vaguement a du bambou. Les iles sont flottantes et donc artificielles, et cette plante qu est le totora sert pour tout : la construction des iles, les maisons sur les iles, les bateaux, les objets… C est assez impressionnant de voir comment ca tient ! Evidemmnt maintenant, avec l arrivee du tourisme, les choses ont change : le nylon a remplace les tiges des plantes pour les armatures, les panneaux solaires permettent a certains d avoir la TV, les bouteilles de plastiques viennent renforcer les constructions… Bref, tout change. De ce que j ai peu discuter avec eux, ils voient cela comme un progres et ne le ressentent pas comme une destruction de leur culture sinon comme une restructuration. Par exemple, un pere me disait qu il etait bien content de recevoir de l argent du tourisme pour pouvoir utiliser les bateaux a moteurs et ne plus ramer pendant 14h pour conduire toute sa familla sur l ile la plus proche : Taquile ! Evidemment, de mon point de vue, cela perd de son charme, mais peut on accepterque certaines cultures n´evoluent pas seulement parce que ca permet aux occidentaux de se depayser ? Apres tout, tout le monde a droit au progres et a la modernite… l aspect plus critiquable est quand ca se fait dans des conditions nefastes. Par exemple, l expansion du tourisme a Puno a fair que de nombreux hotels se sont construits et rejettent leurs eaux dans le lac. De ce fair, une enorme pollution s est developpe depuis 20 ans et le premiere partie du lac regorge deja de lentilles vertes. C est un vrai probleme pour la peche et la survie des Uros qui vivent de l eau du lac. Un plan de developpement ecologique est en train de se mettre en place, mais comme toujours… l argent manque !
Apres cela, nous nous somme diriges vers l ile d Amantani, a 3h de bateau. Nous y avons ete accueillis par les mamas des famillas (quelques unes seulement je vous rassure) en tenue traditionnelle. Nous nous sommes repartis a deux / familla (j etais avec Laila : espagnole travaillant au Perou dans une ONG de developpement durable donc bien calee sur les sujets des indigenes). Nous vonc pris connaissance avec la familla : 6 enfants, le pere et la mere. Seul le pere et les deux premieres filles savent parler espagnol, les autres seulement quechuq. Alors nous avons parle par gestes, et par traduction simultanee ! Nous etions dans l une des famillas des plus pauvres alors ca nous a permis d experimenter la chose jusqu au bout : la plupart ont des panneaux solaires qui leer permet au moins d avoir la lumiere le soir, ils ont aussi l eau qui arrive jusqu a la cuisine et une maison suffisamment grande. Bon benh nous, on mangeait par terre dans la mini “cuisine”, on a vecu a la boggie, et l eau etait a economiser puisque ramenee du lac dans des seaux ! Pour vous imaginer quand meme : les maisons sont en adobe (brique faites en boue, paille et cailloux), tout est de terre, ce que j appelle la cuisine est en fair l espace du tour traditionnel alimente par les feuilles d eucalytpus (ce qui donne un gout et une odeur a la nourriture).
Nous avons passe toute la journee avec eux a partir du repas du midi jusqu au lendemain matin. C etait riche ! On a beaucoup plaisante avec Laila car evidemment l aliemtation est plus que basique : entree = soupe de papas (pommes de terres) ou de quinoa pour les jours de fète, plat = papas et riz. Ah benh on en abatí des proteines pour monter dans les champs pour aller voir le betail, ramener les recoltes pour le soir et aller chercher l eau ! (l ile est toute en pente). Le soir, apres avoir vu le coucher du soleil depuis le haut de l ile (la descente a ete floklo : nous, dans le noir complet, on se cassait la goule, tandis que eux autres ils connaissent le chemin les yeux fermes), nous attendions le souper avec impatience !! Soupe de papas, puis papas agrementee d un bout de fromage… Le soir, nous avons tous asistes a un spectacle traditionnel. Puis dodo dans des lits en totora, il faisait aussi froid que dehors (donc zero). Evidemment, durant la nuit, j ai eu une envie pressante...le challenge !! Trouver dans le noir les escaliers, puis le chemin pour aller aux toilettes a travers les brebis et les briques d adobe en train de secher (c est comme la cabane au fond du jardin), puis revenir ! Meme que j ai fait tout ca sans tomber !
Le matin, benh ca va vite : pas de toilette (meme de chat) puisque pas d eau donc on se sera lavees les dents en arrivant au lac… Je vous rassure, le matin ….. encore des papas !! Beh attends, faut pas casser l effet de surprise ! Ce sont des genres de tortillas a base d oeufs et de papas et un the de muña (une plante).
Bon, je raconte tout c sur le ton de la plaisanterie, mais sincerement c etait bien comme experience. Eux, disons que leur vie se resume au fait qu ils vivent avec le soleil et selon leurs besoins primaires : manger et se reposer. Le premier besoin occupe les 3/4 du temps: leves avec le soleil (vers 5h30), ils vont aux champs chercher l eucalytpus pour allumer le four, puis les femmes preparent a manger (ce qui demande patience et temps : le micro onde et le gaz sont une realite bien lointaine evidemment !!), les hommes s occupent du peu de betail qu ils ont ou reconstruisent les maisons, les enfants ne sont pas epargnes (ils tissent, ils vont chercher l eau au lac, et vont parfois a l ecole quand les parents ont l argent). L ile se couche en meme temps que le soleil, quand la nature s appaise aussi.
Quand le pere nous questionne sur la grandeur de Lima, comment lui expliquer ? (on repondra que c est aussi grand que le lac Titikaka), quand il nous questionne sur notre vie (“vous avez combien d enfants ? Vous faites quoi ?”) on lui repond qu on etudie, qu on voyage, qu a 22 ans on n est pas encore mariees.
Le lendemain matin, on s est rendus sur l ile de Taquile : beaucoup plus verdoyante et coloree, beaucoup plus riche aussi. Les similitudes sur les eux iles sont cependant notables : on y parle quechua en premiere langue et castillan ensuite. L anglais commence juste a etre implante dans les ecoles. Les iles comptent environ 2000 hbts pour 12 ou 9 km carres. Bizarement ils vivent surtout de l elevage et des cultures : ils ne pechent pas. Les iles ont ete habituees depuis 200 ans avt JC, envahies par les Incas en 1480 environ. Les touristes sont arrives ils y a 20 ans environ.
Le lac Titikaka (Titi = la roche, la Pierre ; Kaka = Puma) est le plus haut lac navigable au monde (4000m). Il est enorme (mince, j ai oublie mon cahier avec toutes mes notes ! Lol ! Je ne pourrai pas etre precise). Mais comme je suis attentive, je peux vous dire que les iles flotantes sont au nombre de 48 et qu il y a ensuite 4 iles naturelles principales : Taquile et Amantani cote peruvien ; Ile du soleil et Ile de la lune cote bolivien. C est un lac ferme car les 4 fleuves qui se jettent dans ou partent du lac ne donnent sur aucun ocean. Il est de formation volcanique.
Nous voila partis samedi matin a une equipee de 20 personnes : une familla de francais (des profs pour changer !), des americains (eux, je les aurais tues sur place car ils cherchaient seulememnt leur bouteille de Coca ou a faire des blagues bien grasses...ils etaitçent US, desolee pr le peuple americain!), des argentins (le “ch” au lieu du “y”), une espagnole (le “sssss” et la langue entere les dents bien prononcee > ah mais c est que maintenant je commence a entendre les differences d accents !), des anglais, des italiens… Evidemment, je me suis liee d amitie avec les freres et soeurs argentins et l espagnole Laila et puis j ai aussi jouee d interprete pour la famille de francais.
On a commence par les iles Uros ou vivent les descendants des Uros. Ce sont des iles flotantes en “totora” : pour vous imaginer, ca ressemble vaguement a du bambou. Les iles sont flottantes et donc artificielles, et cette plante qu est le totora sert pour tout : la construction des iles, les maisons sur les iles, les bateaux, les objets… C est assez impressionnant de voir comment ca tient ! Evidemmnt maintenant, avec l arrivee du tourisme, les choses ont change : le nylon a remplace les tiges des plantes pour les armatures, les panneaux solaires permettent a certains d avoir la TV, les bouteilles de plastiques viennent renforcer les constructions… Bref, tout change. De ce que j ai peu discuter avec eux, ils voient cela comme un progres et ne le ressentent pas comme une destruction de leur culture sinon comme une restructuration. Par exemple, un pere me disait qu il etait bien content de recevoir de l argent du tourisme pour pouvoir utiliser les bateaux a moteurs et ne plus ramer pendant 14h pour conduire toute sa familla sur l ile la plus proche : Taquile ! Evidemment, de mon point de vue, cela perd de son charme, mais peut on accepterque certaines cultures n´evoluent pas seulement parce que ca permet aux occidentaux de se depayser ? Apres tout, tout le monde a droit au progres et a la modernite… l aspect plus critiquable est quand ca se fait dans des conditions nefastes. Par exemple, l expansion du tourisme a Puno a fair que de nombreux hotels se sont construits et rejettent leurs eaux dans le lac. De ce fair, une enorme pollution s est developpe depuis 20 ans et le premiere partie du lac regorge deja de lentilles vertes. C est un vrai probleme pour la peche et la survie des Uros qui vivent de l eau du lac. Un plan de developpement ecologique est en train de se mettre en place, mais comme toujours… l argent manque !
Apres cela, nous nous somme diriges vers l ile d Amantani, a 3h de bateau. Nous y avons ete accueillis par les mamas des famillas (quelques unes seulement je vous rassure) en tenue traditionnelle. Nous nous sommes repartis a deux / familla (j etais avec Laila : espagnole travaillant au Perou dans une ONG de developpement durable donc bien calee sur les sujets des indigenes). Nous vonc pris connaissance avec la familla : 6 enfants, le pere et la mere. Seul le pere et les deux premieres filles savent parler espagnol, les autres seulement quechuq. Alors nous avons parle par gestes, et par traduction simultanee ! Nous etions dans l une des famillas des plus pauvres alors ca nous a permis d experimenter la chose jusqu au bout : la plupart ont des panneaux solaires qui leer permet au moins d avoir la lumiere le soir, ils ont aussi l eau qui arrive jusqu a la cuisine et une maison suffisamment grande. Bon benh nous, on mangeait par terre dans la mini “cuisine”, on a vecu a la boggie, et l eau etait a economiser puisque ramenee du lac dans des seaux ! Pour vous imaginer quand meme : les maisons sont en adobe (brique faites en boue, paille et cailloux), tout est de terre, ce que j appelle la cuisine est en fair l espace du tour traditionnel alimente par les feuilles d eucalytpus (ce qui donne un gout et une odeur a la nourriture).
Nous avons passe toute la journee avec eux a partir du repas du midi jusqu au lendemain matin. C etait riche ! On a beaucoup plaisante avec Laila car evidemment l aliemtation est plus que basique : entree = soupe de papas (pommes de terres) ou de quinoa pour les jours de fète, plat = papas et riz. Ah benh on en abatí des proteines pour monter dans les champs pour aller voir le betail, ramener les recoltes pour le soir et aller chercher l eau ! (l ile est toute en pente). Le soir, apres avoir vu le coucher du soleil depuis le haut de l ile (la descente a ete floklo : nous, dans le noir complet, on se cassait la goule, tandis que eux autres ils connaissent le chemin les yeux fermes), nous attendions le souper avec impatience !! Soupe de papas, puis papas agrementee d un bout de fromage… Le soir, nous avons tous asistes a un spectacle traditionnel. Puis dodo dans des lits en totora, il faisait aussi froid que dehors (donc zero). Evidemment, durant la nuit, j ai eu une envie pressante...le challenge !! Trouver dans le noir les escaliers, puis le chemin pour aller aux toilettes a travers les brebis et les briques d adobe en train de secher (c est comme la cabane au fond du jardin), puis revenir ! Meme que j ai fait tout ca sans tomber !
Le matin, benh ca va vite : pas de toilette (meme de chat) puisque pas d eau donc on se sera lavees les dents en arrivant au lac… Je vous rassure, le matin ….. encore des papas !! Beh attends, faut pas casser l effet de surprise ! Ce sont des genres de tortillas a base d oeufs et de papas et un the de muña (une plante).
Bon, je raconte tout c sur le ton de la plaisanterie, mais sincerement c etait bien comme experience. Eux, disons que leur vie se resume au fait qu ils vivent avec le soleil et selon leurs besoins primaires : manger et se reposer. Le premier besoin occupe les 3/4 du temps: leves avec le soleil (vers 5h30), ils vont aux champs chercher l eucalytpus pour allumer le four, puis les femmes preparent a manger (ce qui demande patience et temps : le micro onde et le gaz sont une realite bien lointaine evidemment !!), les hommes s occupent du peu de betail qu ils ont ou reconstruisent les maisons, les enfants ne sont pas epargnes (ils tissent, ils vont chercher l eau au lac, et vont parfois a l ecole quand les parents ont l argent). L ile se couche en meme temps que le soleil, quand la nature s appaise aussi.
Quand le pere nous questionne sur la grandeur de Lima, comment lui expliquer ? (on repondra que c est aussi grand que le lac Titikaka), quand il nous questionne sur notre vie (“vous avez combien d enfants ? Vous faites quoi ?”) on lui repond qu on etudie, qu on voyage, qu a 22 ans on n est pas encore mariees.
Le lendemain matin, on s est rendus sur l ile de Taquile : beaucoup plus verdoyante et coloree, beaucoup plus riche aussi. Les similitudes sur les eux iles sont cependant notables : on y parle quechua en premiere langue et castillan ensuite. L anglais commence juste a etre implante dans les ecoles. Les iles comptent environ 2000 hbts pour 12 ou 9 km carres. Bizarement ils vivent surtout de l elevage et des cultures : ils ne pechent pas. Les iles ont ete habituees depuis 200 ans avt JC, envahies par les Incas en 1480 environ. Les touristes sont arrives ils y a 20 ans environ.
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