lundi 19 mars 2007

Weekend à Pucon - les meilleurs moments en photos ... !

Le censuré de notre weekend ! Les dessous caché du weekend en exclusivité...

On dit que le ridicule ne tue pas ? Quelques petites photos bien drôles, en tout cas qui me rappellent de bien bons souvenirs !
Que celui qui se moque se joigne à nous pour en faire autant ...

On tire la langue avant même l'effort? C'est quoi ce manque de persévérance...?
On baisse la moyenne d'âge du groupe, et alors? 4h30 du mat' : qui sait qui osen nous faire ça à nous ?
Y'a pas à dire, cet équipement nous embellit un maximum
Et en plus Maïlys est sponsorisée par Brest 2000!
La série des casques de travers (on dira que c'est le vent!)































Nous on pose pendant que les plus vaillants partent au sommet...pfff
Ca, c'est avec le bonnet thermique (que Maïlys a laissé s'envoler !)! Zazou l'aviatrice :
Maïlys la minière
Et pour finir, l'imitation exclusive de Gilbert Montagné à la montagne

Weekend a Pucon (17-18.03.2007)

Ce weekend, je suis allée à Pucon avec Maïlys. Quelle aventure, entre « douleur et bonheur » qui restera gravée à jamais dans nos mémoire…et dans nos muscles !

Nous voilà parties vendredi dans la nuit pour 10 heures de bus direction : le nord de la région des lacs, dans la IX° région (çàd au plein centre du Chili), région reconnue pour sa quantité de lacs et de volcans, et donc d’activités extrêmes multiples. Pucon, c’est un petit village au bord du lac Villarica et du volcan du même nom.

SAMEDI : visite guidée de la région

Arrivées à 7h25 après une nuit plutôt courte, nous voilà à la recherche du Backpackers, recommandé par Blair (collègue) qui était déjà venue. Heureusement (car séjourner dans cet hostel a déterminé la qualité de notre séjour) il reste 2 lits ; l’accueil y est fort chaleureux, comme à la maison. On s’installe et on part à la découverte de cette toute petite ville, construite pour les touristes (compagnies d’excursions, restos et hôtels peuplent les rues). Mais la plage du lac, de sable noir du fait de la proximité du volcan nous a séduite.

Et puis, de n’importe quelle rue, on voit ce volcan, majestueux et splendide.

L’hostel propose un tour de la zone à un prix plus bas que les autres compagnies : on prend ! 14h30, nous prenons la route accompagnées d’un guide local d’origine mapuche (et accessoirement d’un groupe de touristes d’une moyenne d’âge avoisinant les 65 ans !) pour faire un tour de la zone. On n’a pas été déçues, car cela nous a permis de recevoir tout un tas d’info sur la région, et surtout de découvrir des endroits splendides (waouh, si j’utilise déjà cet adjectif maintenant, lequel vais-je pouvoir utiliser pour décrire la suite du weekend ?).

On a donc commencé par la zone nommée Trancura où l’on a vu :
- ce río couleur bleu transparent

- une source d’eau naturelle sortant de terre.

Puis nous avons poursuivi par los Saltos Carileufu (cascades) où se fait habituellement du rafting. Là, j’ai fais des photos dignes des guides voyages ou de revues style « Géo », c’est là que l’on prend conscience que notre Terre est si belle et que les voyagistes n’ont aucun mal à nous vendre des voyages, sans retoucher les photos !

Là, on a aussi mangé des fruits et vu la plante nationale du Chili (copihue)

Ensuite, nous nous sommes rendus aux Ojos del Caburga (Yeux de Caburga), lac qui tient ce nom par le fait que quand le niveau d’eau monte, deux tourbillons se forment et les indiens mapuches qui pensent beaucoup par associations d’images, y voient deux yeux.

Mais le plus impressionnant sur ce site est la laguna verde : la photo ne retranscrit pas bien ce bleu intense et cette eau pure, mais je vous assure que c’est magnifique !

Puis nous voilà partis pour faire une halte au lac Caburga qui a la particularité étrange d’avoir sur le même site deux types de sables : un noir et un blanc. L’explication serait qu’un volcan proche du lac aurait recouvert une partie du sable blanc par de la roche volcanique…














(un peu de frime pour dire que j'y étais)

Et on garde le meilleur pour la fin : les termes de Huife. Ouah, un vrai bonheur ! Des termes où l’on se baigne dans 5 piscines à températures différentes, allant de 28° à 47°. L’idée est de ne pas rester plus de 5 minutes dans chaque et d’aller du plus froid au plus chaud pour habituer le corps et le cœur. Bon, bah même après 1h30 d’adaptation, il nous a été impossible de rentrer dans celle à 47° (sauf le guide) tant c’était brûlant ! Un bonheur, car nous en sommes sortis à 20h15, et à cette heure-ci désormais il fait nuit. Nous pouvions ainsi profiter des termes à ciel ouvert, en admirant la voie lactée d’une pureté étonnante (ça change de l’air de Stgo !).

Nous sommes rentrées vers 21 heures, le temps de manger, d’essayer l’équipement pour l’excursion du lendemain, de préparer le pique-nique…déjà 23 heures !
4 heures : le réveil sonne ! Pourquoi si tôt alors que nous sommes crevées ? Le volcan nous attend !!!! En effet, notre hostel est le seul à proposer l’ascension du volcan si tôt, ce qui permet de voir le lever du soleil.


DIMANCHE : ascencion du Volcan Villarica

Nous étions une équipe de 15 accompagnés par 4 guides de haute montagne. Tous dans une fourgonnette qui nous amène à 4h30 du matin à 1300 mètres d’altitude (le volcan en fait 2847). Equipés comme des vrais montagnards : torche frontale, piolet, crampons, chaussures de montagne, gants de montagne et de pluie, pantalon de neige, bonnet, casque…et un sac à dos rempli de chocolats, sandwiches, eau, fruits, cookies… !

Bon bah…on va l’avouer, on n’a pas honte de notre forme physique (mais le manque de sommeil n’a pas aidé) : Maïlys et moi n’aurions jamais imaginé que ça soit si difficile ! On a toutes les deux fait de la randonnée et du sport en général…mais là, je crois que c’est l’ascension la plus dure que je n’aie jamais faite. Mais bon, comme tout est bien qui finit bien, et que je ne vais pas faire durer le suspense puisque vous tremblez en lisant ces lignes (« Ont-elle résisté ? Y sont-elles arrivé ? En sont-elles sorties sans séquelles ? »). Oui…on est allées jusqu’au bout !
Il faut quand même expliquer que ce sont 5 heures de montée et 2 heures de descente. Si Si !

Déjà, au bout de la première heure (donc de la première pause), j’avais juste envie de dire « hey, attendez, j’ai juste eu le temps de prendre ma photo, de boire deux gorgées et un carré de chocolat, tout ça dans la grande précipitation… ! ». Mais quand on est en groupe, on fait pas sa loi, on suit ! En fait, depuis le début, un fort vent nous ralentit et rend encore plus difficile la montée. Et normalement, c’est plus facile de monter sur la partie enneigée du volcan (car avec les crampons on a plus de prise) que sur la partie de roches volcaniques (qui glissent et s’affaissent sous nos pieds) : mais comme la neige manque, la partie la plus difficile représente les ¾ de l’ascension.















Deuxième heure : le soleil se lève, la vue est magnifique avec ces couleurs de fou ; la vue se dégage et on commence à apercevoir les innombrables lacs et montagnes de la région. Côté forme physique : ça va, mais j’avoue que si j’avais été seule, j’aurais fait plus de pauses histoire de récupérer plus régulièrement au lieu de faire un seul gros arrêt toutes les heures. Et toujours ce vent terrible qui manque de nous faire tomber, qui gicle au visage, qui soulève toutes les particules de poussière, et qui fatigue tout simplement.

Troisième heure : 2 abandons (non, pas nous !). Pause goûter et photos. Avec la crème solaire et la poussière volcanique, ça donne l’impression qu’on a travaillé dans les mines ! Je crois que cette journée là n’était pas faite pour les photos portraits, mais c’est assez drôle. Donc je préfère vous laisser apprécier, ébahis, devant ces vue superbement magnifique (je n'ai pas de mot).














On arrive à la partie enneigée, où il faut chausser les crampons. Mais le vent sévit durement : impossible d’ouvrir les yeux sans lunettes, des bourrasques d’une telle force que l’on doit s’arrêter après 4 pas pour se stabiliser et ne pas chuter. Hum, ça décourage pas mal car vraiment, on se dit que plus on monte plus c’est difficile et plus le vent fait rage. Qu’importe, les guides ont l’air confiants et nous font poursuivre. Commence la montée sur la paroi enneigée. Les photos ne rendent pas l’aspect abrupte de la montagne, mais même moi qui n’ai pas peur du vide, j’évitais de regarder en bas tant c’était impressionnant. Effectivement, cette partie enneigée est bizarrement plus facile bien que plus pentue.
Mais une fois arrivés au milieu du chemin, dans la partie la moins abritée, le vent est encore plus fort. On prend les photos histoire de dire qu’on y était, mais les guides prennent la décision que tous ne peuvent pas poursuivre : trop dangereux. Pourtant le sommet semble si proche !

Alors on redescend plus bas s’abriter (nous sommes 5 « faibles » !). Mais moi ça m’allait : la fatigue se faisait sentir et surtout, je ne voyais pas l’intérêt d’aller jusqu’au sommet où j’imaginais le vent encore plus fort au point de ne pas se tenir debout ! On profite de la vue grandiose.
Mais notre guide reçoit deux appels des guides ayant poursuivi l’ascension lui indiquant qu’après une heure de passage très difficile, le vent se calme et que l’on peut tenter. On fera trois fois un aller-retour sur le passage enneigé (car à chaque fois qu’on arrivait dans la partie la plus ventée, on se résignait à redescendre s’abriter) avant de continuer finalement vers le sommet… bien que j’aie prévenu que je ne savais si j’aurai les forces suffisantes pour poursuivre.
Le chemin on le connaît par coeur : on monte...


















...on descend !














Sauf que bon voilà, y’en avait trois qui voulaient absolument tenter le coup : c’est vrai que si près du but (2 heures !), c’était dommage de se résigner. Mais on venait de patienter une petite heure en plein vent, on venait de refaire trois fois la même partie, il était 10h du matin… FA-TI-GUEE j’étais ! Je sentais mes muscles tétanisés, mes cuisses douloureuses, le souffle manquant. Je ne sais pas, imaginez-vous que vous n’avez plus aucune énergie mais que vous devez quand même faire un effort qui vous paraît insurmontable. J’avais l’impression que sur cette dernière partie, j’allais puiser mes ultimes ressources je ne sais pas même comment. Je ne réfléchissais plus : j’avançais à la vitesse d’un escargot, regardant le sommet pour me motiver. Parfois, j’avais un fou rire nerveux qui sortait, surtout quand je me retournais et que je voyais Maïlys avec son casque de travers qui souffrait autant que moi. J’avais envie de crier au guide “No puedo, no puedo ! Si digo que no puedo hacerlo, es que no puedo!" ou alors de hurler “stooop”.

J’en rigole maintenant, mais je peux vous dire que j’ai détesté ce guide qui me disait à chaque arrêt : « No puedo dejarte acá y seguir con los otros, es demasiado peligroso con el viento y las rocas. Si te llega algo, será mi culpa. Seguimos adelante, y conversamos en 15 minutos » (en gros : pas possible de me laisser toute seule en les attendant parce qu’avec le vent et les roches volcaniques, c’était trop dangereux). Donc sa proposition, qu’il a réitéré au moins 4 fois, était : « On doit continuer de monter, et on en reparle dans 15 minutes ». Et 15 minutes plus haut, on prenait soin de nous : « come, come » qu’ils disaient ! Ah ils me faisaient rire, comme si manger du chocolat allait être suffisant pour me faire grimper. Mais j’obéissais. Après avoir mangé du chocolat, mes sandwiches, mes fruits, et bu, benh évidemment, je me sentais mieux. Et c’est surtout que quand on est en groupe, on sent la pression implicite des autres dans le regard qui te dit « Nous on veut y aller, alors ça dépend de toi ! ». Ah, cette force du groupe qui te fait te surpasser !...

Bref, après 2 heures d’ascension et croisé le premier groupe (les « forts » !) dans la descente, nous y voilà au sommet ! On l’a fait ! Mais avec la force du vent, tout le souffre sortait du cratère au point que l’air était irrespirable (ça pique la gorge et les yeux), la lave était cachée par cette épaisse fumée. Alors, nous voilà déjà repartis, le temps de manger un bout pour dire qu’on y était et de prendre des photos (c’est important ça le moment photo ! enfin, pur moi, y’a pas de « moment » photo, j’en prends toutes les minutes !)














J'peux vous dire que je ne me suis pas fait prier pour le sourire :














La descente : un BONHEUR !! Pour nous faire plaisir, notre guide nous a permis de faire les ¾ de la descente sur les fesses dans des toboggans (cette technique est interdite depuis peu suite à de graves accident comme des piolets enfoncés dans les cuisses). Bine plus drôles et plus rapide ! D’un coup d’un seul on retrouve son énergie et son sourire ! Surtout que l’on croise les autres groupes qui montent (oui, nous on avait la chance d’être les premiers en partant si tôt) et qu’on sait ce qu’il les attend !



















Arrivés en bas, on marche comme des mamies (le dos courbé, un mal de fesses/cuisses/abdos/genoux, la mine défaite, les yeux explosés de fatigue et de poussière, des visages rougis). Pero lo hicimos !!!!!!
Une bonne douche, un réconfortant (gâteau suisse au chocolat et meringue), une petite balade dans Pucon et … retour au car pour nous ramener de nuit à Stgo.

Je rentre des images plein la tête, des courbatures plein le corps, mais avec une certaine fierté personnelle d’avoir monté ce volcan dans de telles conditions climatiques. Et puis surtout, quel weekend de folie!

jeudi 15 mars 2007

Petit weekend tranquille à Santiago (10-11.03.2006)

Weekend tranquille à Santiago = restaurant, lectures, visite de la ville, premières grasses mat'...

Le vendredi, nous sommes allées avec Blair et Maïlys au resto Caramaño, recommandé par Ceci : comida tipica chilena, muy muy rica. Super ambiance, comme à la maison, des plats traditionnels et délicieux, des prix baratos, un personnel super gentil qui prend le temps d'expliquer ce qu'on mange.
Le but pour Maïlys et moi, était de goûter au fameux Pastel de choclo : gratin de maïs sucré avec des morceaux de poulet, des olives, des oeufs, des tomates. Miam miam ! On en reprendrait presque deux fois, sauf que c'est tellement "lourd" que c'est impossible !














Blair a goûté à un poisson cuisiné à la vapeur avec chorizo, tomates. Très bon aussi.

Dimanche, je suis allée faire un tour au Cerro Santa Lucia. En plein coeur de la ville, ce cerro surplombe Santiago et on y a une vue très sympa. J'en ai profité pour lire mon guide de voyage au soleil en vue de préparer mes vacances (très probablement du 6 au 15 avril, dans la région de Los Lagos et à l'Ile de Chiloé).





































La chaleur de l'été, qui bien que finissant, étant encore bien présente, Maïlys m'a rejoint en fin d'après-midi pour aller déguster une glace dans le patio Bellavista. Mais attention, glaces traditionnelles au yaourt faites avec de vrais fruits ! Encore un régal (ça se voit dans nos yeux, non ?!)