mercredi 18 avril 2007

Vacances (2/4) : Salta (6-16.04.2007)

Mon séjour s’est poursuivi pour une semaine dans la région de Salta. Cette province est située au nord-ouest de la République Argentine et est limitrophe avec le Chili, la Bolivie et le Paraguay.
Cette région est surnommée (très justement) « Salta, la Linda » (Salta, la belle) en raison de l’impressionnante beauté de ses paysages : en effet, cette province est variée et colorée du fait qu’elle recèle de grands « trésors » tels le désert aride de la Puna, la forêt subtropicale du nord-est, ainsi que des montagnes/vallées/brèches…

Pour parvenir jusqu’à Salta capitale, il m’aura fallu 25 heures de bus depuis B.A. Normalement, ce ne sont « que » 18h, mais nous sommes partis avec 1h30 de retard (je répète que la ponctualité sur ce continent reste un concept à inventer) et nous avons été bloqués à l’entrée de Salta par un piquet de grève des professeurs (ne gagnant que 400 pesos/mois, soient seulement 100€, ils protestent depuis la rentrée pour recevoir une augmentation de leur salaire. Mais la semaine précédente dans le sud du pays, la police avait réprimé les manifestant, tuant un prof. Du coup, à Salta, les policiers ne se sont pas risqués à disperser les manifestants…). C’est lors de ce long trajet que j’ai rencontré Maitane, tout droit venue del País Vasco (et n’allez pas lui dire qu’elle est espagnole !), avec qui j’ai sympathisé. Voulant visiter les mêmes choses dans la région et restant la même période de temps, nous avons décidé de voyager ensemble (mais sinon, JB et Hélo, oui j’aurais voyagé seule…ça vous étonne tant que ça ?).

Salta se caractérise par son architecture hispanique de l’époque coloniale, mais aussi pas les nombreuses couleurs de ses monuments. En voici un petit tour puisque nous y sommes restées la journée du mardi.

Comme dans toutes les villes d’inspiration hispanique, la place centrale est le cœur de la ville et est entourée de bâtiments en arcades, dont le musée d’archéologie (où sont exposées les plus anciennes momies retrouvées dans le pays) et le Cabildo (en cherchant la traduction en français, on me donne « chapitre = assemblée que les chanoines tenaient pour traiter de leurs affaires » : j’en apprends des choses en français !).

C’est là aussi que l’on trouve la basilique, splendide, avec un autel en or (comme beaucoup). Y repose la tombe du Gal Guëmes, héros de la guerre d’indépendance.
















Plus loin, on trouve l’Eglise San Francisco, elle aussi caractéristique pour ses murs couleur terracota (terre cuite).

Puis le Couvent San Bernardo dont la porte en bois a été taillée par les aborigènes au XVIII° siècle et qui a servi de premier hôpital de la ville.

Le marché artisanal est immanquable (même si on n’est jamais sûr que ce soit réellement artisanal ou alors fait machine, et où on n’est pas sûrs non plus que ça ne vienne pas de Bolivie et revendu plus cher en Argentine). On y trouve de tout : écharpes d’alpaga et de vicuña (pour savoir si c’en est, le châle doit pouvoir passer dans une bague) ; pantalons rayés typiques de la région ; ponchos ; instruments de musiques…

Et pour finir en beauté, le samedi soir, nous sommes allées dans l’une des meilleures peñas dans la rue Balcarce: la Vieja Estación. Les peñas sont des lieux hautements touristiques mais pas seulement puisque beaucoup de salteños et d’argentins en général viennent s’y divertir. On y trouve les poètes, les guitaristes, les chanteurs (avec de la voix et des textes s’il vous plait !), les « bobo ». De 22h à 5h, on y mange la comida local (dont les fameuses empañadas salteñas et les délicieuses parilladas) tout en assistant à un spectacle de danses et chants folkloriques époustouflants et incroyables (et n’allez pas comparer ça à une soirée au Puy du Fou ou je ne sais quel autre lieu « beauf » car réellement, c’est génial).














C’est l’occasion aussi d’apprendre à danser la chacarera quand l’un des danseurs invite l’un des touristes sur scène. Et qui c’est qu’à été choisie ?? C’est Bibi… Me voici en pleine démonstration, rouge de honte, devant un restaurant bondé, et ne sachant que faire. « Toma tu pollera » (prends ta jupe) qu’il me disait…bah j’en avais pas moi !

















Nous avons passé la journée du dimanche à San Lorenzo, une petite ville où les riches salteños ont leur maison de vacances. C’est un lieu pour venir se reposer, faire quelques caminatas (promenades) le long du río (fleuve).

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Ton cavalier a l'air de trouver ça marrant!

Elsa a dit…

Que cet anonyme se dévoile pour que je le vois à l'oeuvre dansant une chacarera que je rigole un coup!
Et pis, s'il m'a choisie, c'est qu'il a tout de suite vu que j'avais un passé de danseuse, na !
Et son sourire, c'est parce que je venais de lui faire une blage très très drôle (double "na")