Le guide a changé, Paulo, et deux porteñas nous accompagnent : Natalia et Valeria.
Nous nous arrêtons d’abord à Chicoana, petit pueblo, le dernier de la région à avoir gardé les portes à l’entrée de la place centrale. Ces portes en bois permettaient d’empêcher le bétail d’entrer sur la place lorsqu’il traversait la ville.
Nous avons repris la route en empruntant la Recta del Tin-Tin, l’une de ces routes rectilignes qui nous donnent l’impression de ne jamais arriver. Selon la légende, elle aurait été tracée en une nuit par les autochtones. Un peu monotone j’avoue : heureusement que les paysages sont splendides !
Enfin Cachi qui signifie « sel » en quechua. Il faisait une chaleur de fou, mais la ville est super mignonne. Son église blanche et son musée archéologique.
Arrive ensuite la partie la plus difficile du voyage puisque ce sont 170 km à 40km/h sur un chemin de cailloux. Mais quelles découvertes ! On passe de villages en villages : des maisons de terre séchée, de couleur rose.
Mais ce rose cache des lieux de vie pauvres, sans eau ni électricité, où les bêtes vivent avec les Hommes -ou l’inverse-, où les enfants marchent 4 à 8 heures une fois par semaine pour rejoindre l’unique école qui existe entre chaque grande localité. Ce rose cache aussi une autre réalité de vie : ce sont des gens qui vivent en totale autonomie, çàd du peu qu’ils élèvent et qu’ils cultivent, loin du stress et des préoccupations futiles puisque méconnaissant tout de notre modernité (le seul aspect qu’ils doivent en connaître sont les jeeps de touristes qu’ils voient passer régulièrement). Ca fait souvent mal au cœur de voir tant de pauvreté, de misère ; mais en même temps, à la vue des sourires arborés par les enfants qui semblent malgré tout heureux, ça nous donne une belle leçon de vie et ça nous empêche de nous apitoyer sur leur sort, car ils n’ont certainement pas besoin de notre pitié. Après nous être arrêtés dans la maison d’un artisan de ponchos et tejidos, on a vite compris que les ptits bouts de 4 ans sont bien plus débrouillards et inventifs que les nôtres : ils savent déjà utiliser le métier à tisser, ils nourrissent les bêtes, ils s’occupent de leurs frères et sœurs…
De là est venu le débat entre le guide et nous les occidentales : ces enfants qui travaillent dès tout petit mais qui apprennent l’autonomie ont-ils une « meilleure » vie que les enfants occidentaux qui ont droit à une enfance insouciante ? La question reste ouverte et dépend du point de vue…
Nous sommes passés par Seclanta : remarquez les fleurs de papier dans le cimetière.
Nous reprenons la route et nous nous engageons dans la Quebrada de las Conchas qui nous laisse d’abord découvrir une série des dunes de sables blanc, au beau milieu d’un paysage aux allures de désert. Etonnant, mais l’explication est la même que la petite histoire du ¾ (il était une fois, les plaques marines se sont soulevées et ont formé des montagnes qui gardent donc des sédiments sous marins).
La route s’appelle El Colorado du fait des couleurs terracota des montagnes. Souvent, ces somptueuses formes géologiques ont été travaillées par le vent et la pluie. Et c’est vrai que c’est très friable. Le guide nous a même dit que quand des nuages se forment au-dessus de ces merveilles de terre, on tire des missiles pour que la pluie tombe en fine goutellettes... J'y crois pas trop moi : j'pense pas que quand un avion traverse un nuage ça fasse pleuvoir, alors pourquoi un missile aurait cette faculté ? Alors si qq'un s'y connaît en météorologie, laissez-moi un commentaire d'explication por favor!
Puis la Garganta del Diablo (grotte du diable), d’où serait né le monde :
5 commentaires:
t'es vraiment trop bronzée!!!!!
alors concernant la pluie qui tomberont en fines gouttes suite à un "missile" envoyé dans un nuage, et bien dixit iwan, paraitrait-il que cela se fait !
Et oui, même en France ca se fait en cas de sécheresse... Bien sûr ma "source d'information" peut se révéler incomplète... à vérifier alors ;)
gros bisous
arfff.. j'ai fait une chtite faute d'orthographe ...
ni vu ni connue ...
coucou
marie-pierre
Tu devrais être sponsorisée par une Agence de voyage...tous les clients partiraient sur tes traces!
Marie Pierr
(merci Adrien,ça marche!)
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